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Plus de cent morts dans les troubles au Togo

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Publié le 30 avril 2005
On a dépassé hier au Togo le seuil des cent morts dans les affrontements sanglants faisant suite à l'élection présidentielle de dimanche. Des milliers de Togolais ont d'ailleurs déjà fuit au Bénin voisin.

Par ailleurs, des agressions envers des Nigériens ont été attestées. Ils sont le plus souvent commerçants et doivent payer au parti de Gnassingbé (le RPT) une sorte de taxe d'installation. Les jeunes opposants leur reprochent en outre de faire partie de la Cedeao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest) qui a validé l'élection où Faure Gnassingbé, fils d'Éyadéma Gnassingbé dictateur mort cet hiver a été officiellement élu. L'opposition refuse tout dialogue avec la Cedeao et l'accuse de mensonge.

Des propos diffamatoires circulaient vendredi, accusant des allemands, anciens colonisateurs du Togo. Ces propos font état d'exactions anti-africaines commises par des néonazis allemands. D'après eux, M. Grohmann, directeur du centre culturel incendié dans la nuit du jeudi au vendredi aurait été un SS pendant la guerre.

Dans ce climat d'incertitude, la situation des émigrants togolais fuyant la crise devient de plus en plus précaire. Les 6 000 réfugiés posent de serieux problèmes au Bénin ; de nombreuses OGN sont chargés de leur accueil.

Samedi, la situation à Lomé s'était quelque peu calmée, les militaires retiraient les dernières barricades. Néanmoins, l'ONU fait part de sa préoccupation concernant la situation togolaise.

Sources