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Pakistan : le président Musharraf annonce l'organisation d'élections législatives avant le 9 janvier 2008

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Publié le 11 novembre 2007
Le général Pervez Musharraf, président de la République islamique du Pakistan, a a annoncé, dimanche 11 novembre 2007, l'organisation d'élections législatives, à une date non encore fixée, mais avant la date-butoir du 9 janvier 2008.

Le président pakistanais a fait cette annonce au cours d'une conférence de presse à Rawalpindi, précisant que le Parlement serait dissous par décret le 15 novembre prochain (tandis que quatre assemblées provinciales devraient achever leur mandat le 20 novembre) et qu'il reviendrait alors à la Commission électorale de fixer la date du scrutin, dans un délai de 45 jours à 60 jours après l'expiration des pouvoirs du parlement dissous.

Dans le « bras de fer » qui oppose le président à une fraction de la Cour suprême et à une part non quantifiable de la société civile et du monde politique, qui contestent sa double « casquette » de chef de l'État et de chef des armées, le général Musharraf a semblé faire une concession, en indiquant être disposé, en échange de l'absence de contestation de sa réélection, le 3 octobre dernier à la tête de l'État, à renoncer à ses fonctions militaires.

Revenant sur les événements récents dans son pays, le président a justifié l'état d'urgence, imposé le 3 novembre, et indiqué que le recours à celui-ci était, selon ses vues, conforme à la constitution pakistanaise. Le général Musharraf n'a toutefois indiqué aucune date pour une possible levée de l'état d'urgence, ni même pour sa démission du poste de chef des armées et celle de sa prestation de serment, à titre civil, pour le nouveau mandat de président de la République.

Cette annonce a été accueillie avec satisfaction par les diplomaties américaine et britannique, ainsi que par Benazir Bhutto, ancien Premier ministre et dirigeante du Parti du peuple du Pakistan (PPP). L'existence d'un accord secret de partage du pouvoir entre le général Musharraf et Mme Bhutto, sous la pression des États-Unis, est de moins en moins contestée, même si les rapports entre les deux personnalités paraissent tendus. L'imposition de l'état d'urgence avait ainsi paru contrarier la perspective d'une future cohabitation entre Pervez Musharraf, maintenu à la tête de l'État, et Benazir Bhutto, pressentie comme possible Premier ministre dans l'hypothèse d'une victoire, même relative, du PPP lors des élections législatives.

Sources

Sources anglophones
Sources francophones