Pékin : nouvelle session des pourparlers sur la dénucléarisation de la Corée du Nord

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Localisation de la Corée du Nord
Carte de la Corée du Nord

10 février 2007. – Les négociations multipartites qui se tiennent à Pékin depuis jeudi 8 février 2007 sur un plan de dénucléarisation de la Corée du Nord semblaient encore achopper, samedi 10 février, sur le montant de l'aide énergétique exigée par les diplomates nord-coréens. Les pourparlers devraient reprendre dimanche 11 février, selon le chef de la délégation japonaise, Kenichiro Sasae, qui a confirmé que la journée de samedi avait été consacrée à des conversations bilatérales et multilatérales.

Les discussions réunissent depuis jeudi des représentants de la Corée du Nord, de la Corée du Sud, des États-Unis, de la Russie, du Japon et de la République populaire de Chine, hôte de ce sommet diplomatique et allié historique de la Corée du Nord. La réunion actuelle est considérée comme la troisième étape du cinquième « round de négociations » sur le nucléaire nord-coréen. La deuxième étape s'était déroulée en décembre, mais s'était achevée sans qu'aucun progrès significatif soit constaté [1].

Le principe de l'arrêt, dans un délai de deux mois suivant la conclusion d'un éventuel accord, semble désormais acquis. Les négociations semblent toutefois buter, pour le moment, sur l'ampleur de l'aide énergétique qui serait accordée en compensation à la Corée du Nord par les six autres pays impliqués dans les discussions. Un agence de presse sud-coréenne évoque ainsi l'exigence qui serait présentée par la Corée du Nord, avec le soutien bienveillant des dirigeants chinois, d'obtenir l'équivalent de 2 000 mégawatts d'électricité par an, sous la forme mixte de livraison directe de courant électrique ou de combustible permettant l'alimentation des centrales hydro-électriques nord-coréennes [2].

Un grand quotidien japonais, Asahi Shimbun, avait quant à lui évoqué l'éventualité de livraisons annuelles, par les États-Unis, de 500 000 tonnes de pétrole à la Corée du Nord en échange de la fermeture rapide de son réacteur nucléaire, parlant même de la signature d'un accord en ce sens entre les deux parties, mais l'information avait été rapidement démentie par Christopher Hill, chef de la délégation américaine aux pourparlers de Pékin.

Notes

Sources

Sources anglophones
Sources francophones