Opération Harmattan : l'aviation française détruit un avion libyen

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Un hélicoptère français Dauphin se posant pour un test sur l'USS Mount Whitney le 21 mars dernier.

24 mars 2011. – Un avion de chasse français a détruit un avion de combat du régime de Mouammar Kadhafi en Libye, a confirmé l'état-major. Situé dans la région de Misrata, où stationnent les chars du dictateur libyen, l'avion — un Galeb G-2 de fabrication yougoslave — aurait violé la zone d'exclusion aérienne et été détruit lors de son atterrissage, d'après une source américaine.

Le représentant de l'état-major français, le colonel Thierry Burkhard, a déclaré que « cet avion a été détruit par un Rafale ». « Une patrouille de Rafale de l'armée française s'est rendue sur la zone et a confirmé la présence d'un avion de combat qui opérait en contravention de la résolution 1973 [de l'ONU] ». « Un AWACS (E3F) de la coalition a détecté un aéronef dans la zone de Misrata. La patrouille Rafale a réalisé une frappe air-sol, avec un armement A2SM, alors que l'avion de combat des forces du colonel Kadhafi venait d'atterrir sur la base aérienne militaire de Misrata », a affirmé sur son site Web le ministère de la Défense. Ces derniers jours, la coalition a été la cible de nombreuses critiques de la part de la Ligue arabe, de l'Union africaine, de la Russie et de plusieurs pays de l'Union européenne notamment, qui l'ont entre autres accusée de dépasser sa mission d'instauration d'une zone d'exclusion aérienne et d'avoir bombardé des civils. Le rôle que doit jouer l'OTAN fait également débat parmi les coalisés. Aucun des quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, réuni aujourd'hui à huis clos pour faire le point une semaine après le vote de la résolution 1973, n'a demandé l'arrêt de l'intervention militaire. Cependant, plusieurs pays dont la Chine et la Russie, membres permanents du conseil, ont fait part de leur inquiétude au sujet des civils qui pourraient être victimes des frappes internationales.

Voir aussi

Sources