Myanmar : la junte militaire refuse de libérer Aung San Suu Kyi

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Localisation du Myanmar (Birmanie)
FIAV 111110.svg Drapeau du Myanmar (Birmanie) (Ratio 5:9)

25 mai 2007. – Comme certains observateurs le pensaient ces derniers jours, la junte militaire du Myanmar (Birmanie) a ignoré les appels de la communauté internationale visant à la libération d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix en 1991, et a prolongé d'un an, vendredi 25 mai 2007, la mesure de détention à domicile de la secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie, formation qui avait largement remporté, en 1990, les seules élections libres jamais organisées dans ce pays.

Aung San Suu Kyi, retenue à son domicile de Rangoun depuis 2003, faisait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence qui expirait dimanche 27 mai. Certains analystes avaient pensé que le régime du général Than Shwe, président du Conseil pour la paix et le développement de l'Union du Myanmar (Birmanie), qui fait office à la fois de la junte militaire et de chef d'État, saisirait l'occasion de la lettre ouverte que lui avaient adressée, le 15 mai, 59 anciens dirigeants politiques des cinq continents, parmi lesquels trois anciens présidents américains, deux anciens Premiers ministres britanniques et trois Prix Nobel de la paix, pour lever les restrictions de mouvements imposées à celle qui symbolise, pour de nombreux observateurs à travers le monde, la lutte pacifique pour la démocratie et qui se trouve être la seule lauréate d'un Prix Nobel faisant l'objet de mesures de détention.

La première période de détention à domicile avait duré presque six ans, entre juillet 1989 et juillet 1995, la junte ayant alors allégué qu'Aung San Suu Kyi représenterait un danger pour la sécurité de l'État. La campagne pour les élections législatives de 1990 s'était déroulée hors de sa présence.

En septembre 2000, alors que Mme Aung San bravait l'interdiction de se déplacer à travers le pays en se rendant à Mandaly, seconde ville du Myanmar, les militaires l'avaient de nouveau placée en détention à son domicile jusqu'en mai 2002.

Le dernier incident était survenu le 30 mai 2003, lorsque des heurts sanglants avaient opposé, à Dabayin, dans le nord du pays, des partisans de la Ligue nationale pour la démocratie à des partisans du régime, à l'occasion d'un déplacement de l'opposante dans la région. La junte l'avait alors brièvement incarcérée avant de la placer en résidence surveillée à Rangoun.

Sources

Sources anglophones
Sources francophones

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