Les relations entre la Géorgie et la Russie sont à nouveau en crise

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Mikheïl Saakachvili lors de sa rencontre avec George W. Bush en 2005.

18 avril 2008. – La Géorgie a lancé hier un appel à la communauté internationale et a exigé la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies à la suite de la décision de la Russie d'intensifier sa coopération avec l'Abkhazie et de l'Ossétie-du-Sud, deux régions séparatistes géorgiennes pro-russes dont l'avenir provoque une forte tension entre les deux pays depuis plus de deux ans.

Dans une déclaration, Mikheïl Saakachvili, le président géorgienen a exigé « que la Russie cesse toutes ses actions violant la souveraineté de la Géorgie ». Il a insisté sur le fait qu'« aucune force ne peut arrêter le processus de réunification de la Géorgie », tout en assurant que son pays « est prêt à poursuivre des consultations avec la Russie ».

Vladimir Poutine avait demandé, mercredi, à son gouvernement de « coopérer avec les autorités de fait d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud », en particulier en intensifiant les échanges économiques et juridiques. Le même jour, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait une résolution prolongeant le mandat de la mission d'observation des Nations unies en Géorgie (MONUG) jusqu'en octobre 2008.

Parmi les réactions à l'étranger, les États-Unis d'Amérique ont réitéré « leur soutien total à l'intégrité territoriale de la Géorgie » alors que Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN a évoqué « une menace pour la souveraineté de la Géorgie », appelant « la Russie à revoir ses intentions, et la Géorgie à continuer à faire montre de réserve ».

Sources