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Les États-Unis retirent Cuba de leur liste noire

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Parade pro-cubaine au New-Jersey

En vue du rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays, les États-Unis ont officiellement retiré Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme, sans toutefois lever l'embargo économique.

Publié le 31 mai 2015
Alors qu'un rapprochement spectaculaire avait eu lieu en décembre, cette décision fait suite à l'annonce de Barack Obama en avril, où il a laissé une période de 45 jours au Congrès pendant laquelle il a pu examiner l'initiative de la Maison-Blanche.

Raúl Castro, le président cubain, avait clairement indiqué il y a deux semaines que des ambassadeurs pourraient désormais être nommés dans les deux capitales. L’administration de Ronald Reagan avait placée le pays sur la liste noire en 1982, aux côtés de la Syrie, le Soudan et de l’Iran pour son soutien aux séparatistes basques de l’ETA et aux rebelles des FARC en Colombie.

Raúl Castro
Le secrétaire d’État [John Kerry] a pris la décision finale d’abroger la désignation de Cuba comme un État soutenant le terrorisme, de manière effective aujourd’hui le 29 mai 2015

— Maison Blanche, communiqué

Selon le président de la chambre des représentants, John Boehner, l'administration Obama « a offert au régime Castro une victoire politique majeure sans rien obtenir en contrepartie ». Jeb Bush a pour sa part dénoncé « des concessions unilatérales à un régime qui continue à priver les Cubains des droits de l’Homme les plus élémentaires »

John Boehner

La Maison-blanche n'a pas annoncé l'ouverture d'une ambassade dans les deux capitales, mais a une nouvelle fois évoqué un possible voyage du président Obama sur l’île communiste. Le porte-parole de M. Obama, Josh Earnest, souligne que « des question demeurent » et que les diplomates américains en poste à Cuba pourraient se voir imposer des limites. « Nous voulons nous assurer que nos diplomates aient la possibilité de faire leur travail. Il ne s’agit pas seulement de rencontrer des responsables gouvernementaux, mais également des citoyens […], y compris ceux qui ne soutiennent pas toutes les décisions » du pouvoir, a-t-il dit.

Alors que le rétablissement des relations diplomatiques semble à portée de main, M. Obama solicitera le congrès des États-Unis dans le but d'abolir l'embargo économique décrété en 1962 et sévèrement renforcé par la loi Helms-Burton de 1996.



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31 mai 2015

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