Le procès de Michel Fourniret et son épouse commence jeudi

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Le bâtiment de la Préfecture des Ardennes à Charleville-Mézières.

25 mars 2008. – Jeudi matin va s'ouvrir devant les assises des Ardennes à Charleville-Mézières, le procès de Michel Fourniret, 66 ans et de sa femme Monique Olivier, 59 ans. Ils comparaissent pour l'enlèvement, le viol ou tentative de viol et le meurtre de sept jeunes femmes entre 1987 et 2003 en France et en Belgique.

Lors de ce procès, Michel Fourniret devra répondre des meurtres, accompagnés de viols ou de tentatives de viol, d'Isabelle Laville en 1987, de Fabienne Leroy en 1988, de Jeanne-Marie Desramault et d'Elisabeth Brichet en 1989, de Natacha Danais en 1990, ainsi que des assassinats de Céline Saison en 2000 et de Mananya Thumpong en 2001.

Le procès, qui est prévu pour durer deux mois, aura pour tâche principale de déterminer les rôles respectifs des deux époux. Selon les enquêteurs, un « pacte criminel » avait été passé entre eux en 1987, alors que Michel Fourniret était déjà emprisonné, selon lequel il s'engageait à tuer le premier mari de sa future femme si celle-ci « chassait » en retour de jeunes femmes vierges.

Les époux ont été confondus par une jeune Belge de 13 ans qui avait pu s'échapper après son enlèvement en juin 2003 près de Namur et donner à la police le numéro d'immatriculation du véhicule dans lequel elle avait été retenue prisonnière, ce qui avait permit l'arrestation de Michel Fourniret le 26 juin 2003 à son domicile en Belgique. Âgée actuellement de 17 ans, elle sera présente pour ce procès mais témoignera à huis clos.

Après une année d'enquête menée par les juges Pascal Préaubert et Anne Devigne, Monique Olivier avait avoué, le 22 juin 2004, les meurtres de neuf femmes et d'un représentant de commerce entre 1987 et 2003. Ces meurtres devaient être confirmés par son mari sept jours plus tard et les cadavres avaient pu être retrouvés dans l'ancienne propriété du couple, le Château du Sautou à Donchéry dans les Ardennes.

Les deux accusés risquent la réclusion criminelle à perpétuité.

Sources