Le Pen à « Ouest-France » : c'est très difficile de renvoyer les gens

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9 avril 2007. – Dans une interview accordée ce jour au quotidien Ouest-France, Jean-Marie Le Pen a fait part de son sentiment sur la campagne des présidentielles à venir.

Interrogé sur l'immigration, le leader frontiste a reconnu qu'il « était très difficile de renvoyer les gens. » Selon lui, le départ doit être volontaire et il faudra qu'on leur dise que la France ne leur donnera rien.

Il a rappelé que le Président de la République est le chef de l'État et non pas un Premier ministre. Il en profite pour critiquer ses trois principaux adversaires « européistes » lesquels, selon lui, ne présente qu'un programme de gouvernement où 70 % des lois sont décidées à Bruxelles. Selon une formule qu'il martèle depuis des années, ce ne sont que des candidats à un simple gouvernorat ou à une simple direction de district.

Cependant, il annonce qu'il remettra en cause les 35 heures et proposera la retraite à 65 ans. Ce sont « les seules mesures qui peuvent nous sauver ».

Il reconnaît que François Bayrou et Nicolas Sarkozy seront plus enclins à discuter, par rapport à « [l']aversion viscérale » que « Chirac avait à mon égard » a-t-il précisé.

Pour terminer, un retour au franc national est envisageable. Selon lui, « L’euro a été fabriqué dans l’intention de servir un État européen supranational. » Constatant que « cet État ne se fera pas », l'euro, par ailleurs responsable en grande partie du coût de la vie, « connaîtra une déshérence et nous reviendrons sans doute à notre franc national ».

Sources

  • ((fr)) – Michel Rouger« Le Pen: «Provoquer le départ des immigrés» ». Ouest-France, page 49 avril.