La Turquie lance une offensive terrestre en Irak

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Carte de la CIA montrant les zones kurdes en Irak en 2003

23 février 2008. – L'armée turque a déployé depuis jeudi 17h00 GMT plusieurs milliers de soldats dans le nord de l'Irak dans une offensive contre le Parti des travailleurs du Kurdistan, faisant déjà plus de 50 morts dans les rangs de l'armée rebelle et cinq chez les Turcs d'après l'état-major turc. Les rebelles menacent maintenant à leur tour d'attaquer des villes turques en représailles.

Si le PKK a tout d'abord nié cette offensive, ses responsables ont par la suite reconnu de « graves affrontements » dans les monts Zagros, situés à la frontière entre la Turquie et l'Irak. Face à l'inquiétude exprimée par l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique au vu des risques de déstabilisation dans la région, l'état-major turc a assuré que « les forces armées turques, qui attachent la plus grande importante à l'intégrité territoriale et à la stabilité de l'Irak, rentreront en Turquie dans les plus brefs délais possibles, lorsque leurs objectifs auront été atteints ». De son côté, l'état-major des forces américaines en Irak a informé d'une opération à « durée limitée » visant spécifiquement les rebelles séparatistes.

Alors qu'Ahmad Danis, porte-parole des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan prévenait que « si la Turquie poursuit ses attaques, nous mènerons des opérations de guérilla dans les villes turques, sans viser les populations civiles », le gouvernement du Kurdistan appelait à une « résistance générale » si des civils étaient tués par l'armée turque après avoir précisé que la région n'était pas partie prenante dans les combats entre la Turquie et le PKK.

Des sources locales ont indiqué que l'armée turque avait procédé à des bombardements samedi pendant deux heures près d'Al-Amadiyah où d'intenses combats et tirs d'artillerie s'étaient déjà fait entendre la nuit dernière.

L'Irak, pour sa part, a affirmé que cette opération turque n'avait pas affecté les exportations de pétrole à travers le terminal turc de Ceyhan. Le prix du baril, qui avait reculé ces derniers jours, avait repris 58 cents à la bourse de New-York vendredi en raison des craintes sur les livraisons irakiennes.

Sources