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La Suisse fait partie de l'espace Schengen

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Poste de douane sur la frontière franco-genevoise.

Publié le 12 décembre 2008
Depuis les premières minutes de ce vendredi, la Suisse fait officiellement partie de l'espace Schengen européen.

La mise en place de cette intégration se fera en plusieurs étapes ; la première, dès aujourd'hui concerne l'abandon du contrôle systématique de l'identité des personnes qui franchissent les frontières terrestres du pays. Dans la seconde étape, cet abandon sera élargi aux aéroports internationaux dès le 29 mars 2009.

Concrètement cependant, cette intégration du pays à l'espace communautaire n'aura que peu d'effets visibles à la frontière : les voyageurs doivent toujours se munir d'une pièce d'identité valide que les garde-frontières sont habilités à contrôler sur simple soupçon de trafic lié, par exemple, au comportement des personnes. De plus, les règles douanières d'import de marchandises ne changent pas et les contrôles liés à cet import ne seront pas supprimés.

Sur ce sujet, le commissaire européen Jacques Barrot chargé de la justice, de la liberté et de la sécurité à indiqué que ces contrôles ne devraient pas entraver la liberté de mouvement. Il a précisé devant la presse que « l'acquis Schengen, c'est vraiment qu'on peut traverser les frontières sans être contrôlé. Il faut qu'il soit respecté ».

En parallèle avec cette ouverture des frontières, la police et les gardes-frontières ont accès, depuis le 14 août de cette année, à la base de données Schengen SIS qui répertorie les personnes frappées d'une interdiction d'entrée, portées disparues ou même simplement recherchées dans l'un des États membres de Schengen.

Lors de sa conférence de presse, Jacques Barrot a cependant mis en garde la Suisse sur le fait que l'intégration du pays ne doit pas être considérée pour autant irréversible. En particulier, en cas de refus par le peuple de l'extension de la libre circulation des personnes à la Bulgarie et à la Roumanie prévue lors de la votation du 8 février 2009, pourrait remettre en cause l'accès de la Confédération à cet l'espace selon le principe voulant que « remplacer les barrières physiques par des barrières administratives, cela n'a pas de sens ».

Sources