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L'explosion de gaz à Lyon prive une centaine d'habitants de leur logement

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Drapeau de la ville de Lyon.

Publié le 1er mars 2008
À la suite de l'explosion de gaz qui s'est produite jeudi au cours Lafayette à Lyon et qui a fait un mort, deux blessés graves et 38 blessés, plus de 1 000 personnes ont été évacuées. Parmi celles-ci, une centaine ne pourra retourner dans leur domicile avant au moins un mois. Parallèlement, alors que Gaz de France et l'entreprise de travaux public se renvoient mutuellement la responsabilité, une nouvelle alerte dans le même quartier a été levée après la détection d'une nouvelle fuite.

Une nouvelle fuite

C'est en effet vers 12h00 vendredi que des particuliers ont appelé les secours après avoir « senti du gaz » dans un salon de coiffure situé en bordure du périmètre de sécurité établi jeudi. Cette nouvelle fuite, située précisément au niveau des rues Garibaldi et Moncey, à une centaine de mètres au sud du lieu de l'explosion de jeudi, a rapidement été maîtrisée par les pompiers, après toutefois que de nouvelles personnes aient été à leur tour évacuées par mesure de précaution selon la préfecture du Rhône.

Menaces d'effondrement d'un immeuble

Au total sur les deux jours, ce sont donc un millier de personnes qui ont été évacuées. Deux jours plus tard, plusieurs centaines d'entre-eux n'ont toujours pas regagné leur domicile et une centaine devra même attendre plusieurs mois car un immeuble menace encore de s'effondrer. Certaines personnes ont toutefois été autorisées à rentrer quelques minutes chez eux sous la surveillance des pompiers pour récupérer des médicaments ou prendre soin de leurs animaux de compagnie, après avoir, pour une vingtaine d'entre-elles, dormi sous des tentes installées dans un gymnase.

« Tout le monde se renvoie la balle »

Quelques heures à peine après l'explosion, une polémique sur la responsabilité de la catastrophe s'est développée, aggravée ensuite par le début de l'enquête. D'un côté, le responsable de l'entreprise Roche qui changeait les canalisations d'eau potable mais a exclu que ses ouvriers aient touché la conduite de gaz, a affirmé que les plans à sa disposition étaient « imprécis et inexploitables », appuyé par la Fédération nationale des travaux publics qui regrette que les «  maîtres d'ouvrage et concessionnaires (EDF, GDF, France Télécom…) s'affranchissent le plus souvent de la réglementation ». De l'autre, Jean-François Cirelli, président-directeur général de GDF, a clairement mis en cause l'entreprise qui, selon lui effectuait les travaux sur la canalisation. Il est appuyé par Gilles Galléan, responsable de la distribution GDF à Lyon qui, alors qu'il s'exprimait sur une télévision locale, estimait que la responsabilité de son entreprise n'était pas engagée, la canalisation «figura[nt] très correctement sur le plan remis».

Xavier de Fürst, le préfet délégué à la sécurité a confirmé : « Tout le monde se renvoie la balle, ne comptez pas sur moi pour la renvoyer à qui que ce soit ». De son côté, Xavier Richaud, procureur de la République de Lyon, attend les conclusions de l'enquête préliminaire, qui a été confiée à la sûreté urbaine.

Sources