Aller au contenu

L'emploi toujours à la traîne de l'économie mondiale, selon l'OIT

Ceci est une page protégée.
Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.

Publié le 8 décembre 2009
En dépit des initiatives de relance économique dans différents pays, le chômage continue d’être une préoccupation mondiale. Malgré les signes de reprises, près de 40 millions de personnes pourraient perdre leur emploi si les mesures adéquates ne sont pas prises, a averti L’OIT, Organisation Internationale du Travail, dans son apport annuel publié lundi.

L’économie mondiale montre des signes encourageants. Le FMI prévoit une croissance de plus de 3 % en 2010. Mais en ce qui concerne le chômage, selon l’OIT, le bout du tunnel n’est pas pour demain et la situation pourrait même empirer. Depuis octobre 2008, mois auquel la crise a démarré, plus de 20 millions de personnes ont perdu leur emploi dans 51 pays.

Raymond Torres, directeur de l’Institut International d’études sociales, auteur du rapport de l’OIT, prévient que 5 millions d’autres travailleurs risquent de perdre leur emploi si les gouvernements retirent leur soutien ou si la reprise économique n’est pas assez vigoureuse. Et si aucune action n’est prise, ce sont 43 millions qui risquent d’être exclus du marché du travail.

« C’est ce qui s’est passé dans les premières crises. Par exemple, au début des années 90, au sein de l’Union Européenne, le chômage de longue durée avait augmenté de 8 %. Et c’était une situation où la récession était moins dure que la crise actuelle », a-t-il expliqué.

Le risque de perte d’emploi est donc particulièrement élevé pour les travailleurs peu qualifiés, les migrants et les travailleurs âgés. Quant aux nouveaux venus sur le marché du travail, notamment les jeunes et les femmes, ils rencontrent de grandes difficultés à trouver un emploi.

Dans les pays en développement, les risques de prolongation du travail officieux sont naturellement encore plus grands. Or, beaucoup des pays n’offrent pas de prestation de chômage ni de protections sociales pour le secteur officieux ou les travailleurs indépendants. Et partout dans le monde, le sentiment de la précarité de l’emploi est en hausse. En résumé, pour l’OIT, la reprise économique restera fragile et incomplète tant qu’elle n’aura pas d’effet sur la création d’emploi.

Sources