L'Olympique Lyonnais s'incline à San Siro

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5 avril 2006. – L'Olympique Lyonnais n'accèdera pas aux premières demi-finales de son histoire. Comme l'année dernière et il y a deux ans, l'OL s'incline en quarts, et comme les deux années précédentes, Lyon s'incline de peu!

En 2004, les Gones s'inclinaient face à Porto pour leurs premiers quarts de finale. Petite compensation morale, Porto finissait cette année-là premier de la compétition.

En 2005, la pilule eut plus de mal à passer. En quarts, Lyon perdait face au PSV Eindhoven aux tirs au but. Ironie de l'histoire, cette année, Lyon accéda aux quarts en éliminant le PSV.

2006. Quarts de finale. A ce stade-là de la compétition, difficile de tomber sur un adversaire qui soit de petit calibre. A côté du Milan AC, de l'Inter, du Barca, d'Arsenal ou encore de la Juve, Lyon fait figure d'outsider, à l'instar du club espagnol de Villareal qui, lui, dispute la première Champions League de son histoire.

David contre Goliath

Les quadruples champions de France jouaient leur ticket pour les demi-finales contre le Milan AC, le grand favori cette année avec le Barca, et déjà vainqueur de la League en 2003 et finaliste malheureux l'année dernière. Le Milan de Sheva, c'est une institution footbalistique, avec une vraie dimension historique. Le groupe de Berlusconi a clairement affiché ses aspirations européennes cette année et si la Juve est plus à l'aise en championnat qu'en League, c'est le contraire pour le AC, abonné aux phases finales des compétitions de l'UEFA. La partie d'hier avait des allures de David contre Goliath.

Bien que donné perdant sur le papier, l'OL est une équipe en pleine ascension. Leur ascendant sur le championnat français est confortablement établi depuis quatre ans, et leur parcours européen cette année est incrusté de quelques perles (telle la victoire face au Real Madrid 3-0 dans les phases qualificatives). Lyon pouvait créer la surprise et, jusqu'à deux minutes avant la fin du match, Lyon a créé la surprise.

Gerland, la semaine dernière. Match aller. 0-0. Match retour à San Siro, le stade mythique milanais aux trois anneaux. Lyon doit s'imposer ou, dans le cas d'une égalité, avoir marqué au moins un but, les buts marquants à l'extérieur comptant double en cas de parité du score.

Lyon l'offensif domine la première mi-temps

Dès le début, Lyon surprend par la composition de son équipe. Gérard Houiller, l'entraîneur lyonnais, opte pour un 4-3-3, facilement transformable en 4-2-4. Fred est dans l'axe (remplacé par Carew à la 71'), Malouda à gauche et Govou à droite. Juste derrière, Wiltord en électron libre et Juninho, l'atout lyonnais. Le but: déstabiliser la défense milanaise. A l'arrière, Cris en chef d'orchestre. Coupet dans les cages. Lyon a affiché une équipe solide et a ainsi pris le dessus lors de la premìère mi-temps.

Du côté de Milan AC, composition classique, avec l'une des attaques les plus redoutables d'Europe, Shevchenko en tête. Une attaque qui aura peinée en ce quart de finale.

On a reproché aux Lyonnais de s'être trop laissés impressionner par le gabarit milanais à l'aller. Pas de timidité cette fois-ci où tout le jeu est tourné vers l'attaque. Et même si Milan marque le premier but (Inzaghi, 25'), justice est rendue aux lyonnais six minutes plus tard. Juninho louche un coup franc récupéré de la tête par Diarra. 1-1. A ce moment de la partie et jusqu'à la 88ième minute, Lyon est qualifié.

Milan, la victoire du savoir-faire

Une nouvelle fois, à ce stade de la compétition, c'est l'expérience, l'endurance et la résistance à la pression qui feront la différence. Milan montre qu'il maîtrise son sujet et achève Lyon dans les 5 dernières minutes du match en exploitant deux erreurs de la défense lyonnaise. Le pressing milanais, surtout basé sur la pression psychologique, paie enfin, et si Lyon voit ses espoirs voler en éclats dans les derniers instants du match, Milan lui n'a fait que prouver son réalisme et la maîtrise de son jeu. Ils auront finalement réussi à faire craquer les Gones qui volent en miettes dans les dernières minutes

Les lyonnais n'ont pourtant rien à regretter. Auteurs d'un match d'un haut niveau, ils se forgent peu à peu leur propre dimension européenne. Et comme le cinquième titre de champion de France est proche, on attend l'année prochaine voire si les Gones auront gagné en maturité, en expérience, en solidité psychologique tout en ayant cultivé leur incroyable appétit de victoire.

Les buts

25': Inzaghi (Milan AC) 31': Diarra (OL) 88': Inzaghi (Milan AC) 93': Shevchenko (Milan AC)

Sources et liens connexes

La fiche des matchs : sports.fr, lequipe.fr

Le site web de l'OL : OLWeb

Le site web du Milan AC : AcMilan

Le site de la Champion´s League : uefa