L'Éthiopie bombarde des positions islamistes en Somalie

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Carte de l'Éthiopie
Carte de l'Éthiopie
Localisation de l'Éthiopie
Localisation d'Éthiopie et, dans l'est et dans le sud-est, de la Somalie
Carte de la Somalie
Carte de la Somalie

26 décembre 2006. – Deux jours après un appel à la guerre sainte contre l'Éthiopie lancé par Yusuf Mohamed Siad, dit « Inda'ade », responsable de la Défense au sein de l'Union des tribunaux islamiques, qui contrôle la majeure partie du territoire de la Somalie, le conflit qui couvait depuis des mois entre les deux pays de la Corne de l'Afrique semble entrer dans une nouvelle phase.

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, qui avait menacé il y a un mois d'entrer en guerre contre les islamistes somalis, a annoncé, dimanche 24 décembre 2006, a annoncé que son pays était contraint d'« entrer en guerre pour se défendre contre les attaques des extrémistes ». Ce faisant, il a confirmé ce qui était évident depuis des semaines, à savoir l'engagement militaire en territoire somali de troupes éthiopiennes aux côtés des forces du gouvernement intérimaire du Premier ministre Ali Mohamed Gedi (sous l'autorité du président Abdullah Yusuf Ahmed), qui contrôlent les territoires au nord de Baidoa, dans la région de Bay, au nord-ouest de Mogadiscio.

De premiers bombardements de positions tenues par les islamistes sont intervenus dans la journée du dimanche 24 décembre. Puis, dans la matinée du lundi 25 décembre, des avions de la chasse éthiopienne ont bombardé l'aéroport de Mogadiscio et la base aérienne de Baledogle, à une centaine de kilomètres à l'ouest de la capitale somalienne. Selon un proche de M. Zenawi, ces bombardements viseraient à « empêcher toute livraison d'armes et de matériel à destination des Tribunaux islamiques ».

Les observateurs de Nations unies estiment que l'Éthiopie entretiendrait environ 8 000 soldats sur le sol somali, en soutien au gouvernement de Baidoa, tandis que l'Érythrée, rivale séculaire de l'Éthiopie au nord sur les rives de la mer Rouge, aurait déployé de son côté 2 000 hommes de troupe en appui aux Tribunaux islamiques. L'ONU avait par ailleurs mis en cause, le 22 décembre, l'ensemble des protagonistes de ce conflit, les accusant d'enrôler des enfants au sein de leurs troupes combattantes. Les organisations non gouvernementales d'aide humanitaire sont en outre sur le pied de guerre, s'attendant à des déplacements de population massifs par suite de l'extension des combats, avec un possible afflux de réfugiés en direction de la frontière du Kenya dans le sud.

Sources

Sources anglophones
Source germanophone
Source francophone