Irak : violents combats au cœur de Bagdad

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Plan de Bagdad en 2003. La rue de Haïfa est visible, au centre de la carte, orientée du nord-ouest vers le sud-est, parallèlement à la rive ouest du Tigre, avant le grand méandre constitué par celui-ci.

10 janvier 2007. – Durant toute le journée du mardi 9 janvier 2007, des combats de rue ont fait rage en plein cœur de Bagdad, capitale de l'Irak, entre un nombre indéterminé de militants sunnites et environ 1 000 soldats des armées irakienne et américaine, soutenus par des hélicoptères d'attaque Apache et des avions de combats F-18.

Selon le porte-parole du ministère irakien de la Défense, le major général Ibrahim Shakir, une cinquantaine d'insurgés auraient été tués par les forces gouvernementales et d'occupation, tandis que 21 autres auraient été arrêtées (parmi lesquelles un Soudanais et sept Arabes d'une autre nationalité, dont trois Syriens). Les militaires américains se sont par contre refusés, en matière de victimes, à fournir un bilan chiffré des opérations, et ont fait état d'estimations inférieures à celles fournies par les Irakiens, pour ce qui concerne les personnes capturées.

La bataille s'est déroulée dans un quartier majoritairement peuplé de sunnites, centré sur la rue de Haïfa, en plein centre de la capitale irakienne, et à moins d'un kilomètre au nord-est de la Green Zone, ancien quartier de ministères, aujourd'hui fortifié, où sont retranchés les principales institutions irakiennes et l'état-major américain. Les insurgés sunnites auraient à diverses reprises fait usage de lance-roquettes et de tirs de mortier contre les troupes régulières et américaines, ce qui a conduit l'aviation américaine à faire usage de canons et des troupes blindées américaines au sol à bloquer les accès au quartier, y compris plusieurs pont franchissant le Tigre.

Ces événements sont à relier à une suite de troubles survenus depuis une semaine dans ce même quartier et qui, avant même la bataille de mardi, auraient causé la mort d'une centaine de personnes dans les tout derniers jours. Ce bilan ne prend pas en compte les troubles survenus parallèlement à Sadr City, bastion des combattants chiites de la Jaish al Mahdi (Armée du Mahdi), ni la précédente prise de contrôle par les chiites de la ville de Bakouba, au nord-est de la capitale.

Il faut noter par ailleurs que le président américain George W. Bush devrait s'adresser, à la nation, dans le courant de la journée, ce mercredi, pour annoncer aux Américains les détails de son nouveau plan de pacification de l'Irak, plan à propos duquel il se répète avec de plus en plus d'insistance, dans les milieux diplomatiques et journalistiques, qu'il devrait inclure un volet militaire impliquant l'envoi de 20 000 nouveaux soldats américains pour épauler les 132 000 déjà présents dans le pays.

Sources

Sources anglophones