Aller au contenu

Il y a dix ans explosait une bombe du GIA à la station de RER Saint-Michel à Paris

Ceci est une page protégée.
Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.

Publié le 25 juillet 2005
Il y a 10 ans exactement, vers 17:30 (15:30 UTC), explosait à la station RER Saint-Michel - Notre-Dame à Paris une bouteille de gaz de trois kilos remplie d'écrous faisant 8 morts et 117 blessés.

À cette occasion, une douzaine de victimes de l'attentat, réunis au sein de l'association SOS-Attentats (créée à l'occasion des attentats de 1995), se sont données rendez-vous sur les lieux de l'attentat pour y observer une minute de silence et procéder à la lecture du nom des huit personnes qui y ont trouvés la mort.

La vague d'attentats

L'attentat de la station Saint-Michel - Notre-Dame n'était que le début d'une longue série en France, organisée par des membres du Groupe islamique armé (GIA) en France :

  • le 17 août une bombe explose à l'Arc de Triomphe, faisant 17 blessés
  • dix jours plus tard, le 27 août, une bouteille de gaz de 13 kilos contenant des écrous est trouvée sur les rails d'une ligne TGV près de Lyon
  • le 3 septembre une cocotte-minute pleine de clous et d'écrous explose sur le marché du boulevard Richard-Lenoir à Paris, faisant 4 blessés
  • le lendemain, le 4 septembre, une bouteille de gaz de 13 kilos pleine d'écrous et clous n'explose pas, elle est découverte dans une sanisette place Charles-Vallin à Paris
  • le 7 septembre une voiture piégée explose devant une école juive à Villeurbanne près de Lyon, faisant 14 blessés

À la suite des empreintes trouvées sur la bombe de la ligne TGV, deux suspects sont identifiés, il s'agît de Boualem Bensaïd et de Khaled Kelkal. Ce dernier sera abattu par la police lors d'un échange de coups de feu le 29 septembre. Cela n'empêche pas pour autant les attentats de continuer :

  • le 6 octobre, placée dans une poubelle, une bouteille de gaz de 3 kilos explose près de la station de métro parisienne Maison Blanche, faisant 16 blessés
  • le 17 octobre une dernière bombe explose à la station de RER Musée d'Orsay, faisant 27 blessés

L'extradition de Rachid Ramda toujours attendue

Depuis, la cellule terroriste du GIA en France a été démantelée et deux personnes, Boualem Bensaïd et Smain Aït Ali Belkacem, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité en octobre 2002. Mais Rachid Ramda, la personne suspectée d'avoir financée la cellule reste pour l'instant en détention au Royaume-Uni depuis novembre 1995. Ce dernier a réussi pour l'instant à éviter l'extradition demandée par la France, grâce aux multiples recours du système judiciaire britannique, qui protège les personnes qui risqueraient de subir de mauvais traitements. Bien que le ministre de l'intérieur anglais ait donné son accord à l'extradiction de Mr Ramda, la procédure traîne encore après qu'un appel des avocats de Mr Ramda est été déposé début juillet. Et « compte tenu du système judiciaire anglais, le processus d'extradition peut encore durer deux à trois ans », c'est du moins se qu'affirme un avocat parisien habitué au système britannique.

À la suite de cette procédure qui n'en finit pas, de nombreuses victimes des attentats de 1995, pour certaines regroupées au sein de l'association SOS Attentats, accusent le Royaume-Uni d'avoir fait traîner le dossier. Mais les récents attentats de Londres pourraient faire accélérer les choses. Le Premier ministre français Dominique de Villepin, a d'ailleurs redemandé à son homologue britannique, Tony Blair, l'extradition de Rachid Ramda.

Sources