Grigny sous contrôle financier de la préfecture de l'Essonne

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30 août 2009. – Le 26 août 2009, le préfet de l'Essonne Jacques Reiller a décidé de se substituer à l'équipe municipale de Grigny, à majorité communiste, pour régler le budget communal. Celui-ci présentait des déficits de 9 800 000 euros en 2008 et 15 500 000 euros en 2009 soit un tiers du budget. Il décide d' effectuer une « réduction autoritaire » des dépenses de personnel et de subventions aux associations et suivant les recommandations de la chambre régionale des comptes d'Ile-de-France, d'accroître les recettes par une augmentation de la taxe foncière de 50 % et de 44,26 % pour la taxe d'habitation. Le même préfet avait déjà imposé en 2007 et 2008 des augmentations de 3 % et 10 % des impôts locaux, insuffisantes pour résoudre les difficultés financières. D'après le quotidien Le Monde, la commune de Grigny « n'est pas victime de la crise économique actuelle mais subit, sur le long terme, la dégradation du niveau de vie des habitants et les insuffisances de la politique de la ville ».

La population est passée de 3 000 habitants dans les années 1960 à plus de 30 000 actuellement avec 40 % de jeunes de moins de vingt ans. Elle est, en outre, frappée de paupérisation avec 49 % de logement sociaux, 21 % de personnes bénéficiaires de minima sociaux. Tout cela s'est aggravé avec le chassé-croisé entre une classe moyenne désertant la commune et une classe défavorisée – et non imposable – venant s'y établir. Ceci n'a pas été sans conséquence au niveau des finances publiques dont les dépenses sont en constante augmentation.

En outre, un accord tacite est intervenu entre l'État et la municipalité communiste. Pour le premier, il s'agissait de se débarasser «  des populations difficiles et de les concentrer sur Grigny. De l'autre, la mairie en profitait pour se constituer une réserve électorale et faire du clientélisme (…) On a circonscrit les problèmes sur Grigny. L'État se simplifiait la tâche. Les communistes étaient loin de s'en plaindre. Ça arrangeait tout le monde », commente Pascal Troadec, un ancien adjoint passé à l'opposition.

Sources


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