Gabon : Ali Bongo Ondimba vainqueur du scrutin présidentiel

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Localisation du Gabon

3 septembre 2009. – Ali Bongo Ondimba, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l'élection présidentielle du 30 août, scrutin à un tour. L'annonce a été faite aujourd'hui par le ministre gabonais de l'Intérieur, Jean-François Ndongou, qui a précisé que M. Bongo a recueilli 42 % des voix, l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame, 26 %, et l'opposant Pierre Mamboundou, 25 %.

Le nouveau président avait mené la campagne électorale la mieux financée en s'appuyant sur l'appareil national du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir. Il avait proclamé sa victoire avant les résultats de la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). Ses principaux adversaires, André Mba Obama et Pierre Mamboundou, avaient fait de même.

« Ceux qui prétendent et se proclament vainqueurs ont des résultats dans des localités bien précises. Nous avons l'avantage d'avoir des résultats sur tout l'ensemble du territoire », avait déclaré Ali Bongo Ondimba à la presse avant la proclamation des résultats. Il avait affirmé avoir mené une campagne nationale « dans toutes les provinces et pratiquement tous les départements ».

André Mba Obame a prétendu qu'il y avait eu bourrage d'urnes en faveur du candidat du parti au pouvoir et de l'exclusion des militants de l'opposition des bureaux de vote durant le dépouillement des suffrages. Pierre Mamboundou a, lui aussi, accusé le PDG de fraude électorale.

À Libreville, capitale du Gabon, les forces de sécurité ont dispersé à coups de matraque et de gaz lacrymogène les militants de l'opposition qui s'étaient rassemblés durant la nuit pour dénoncer le retard dans la publication des résultats.

L'Union africaine (UA) avait déclaré, dans un communiqué, que le scrutin s'était déroulé « conformément aux dispositions légales », mais avec des « irrégularités » et des « faiblesses ». L'organisme panafricain avait notamment relevé l'absence des scrutateurs des candidats dans certains bureaux de vote, la présence des forces de sécurité autour des bureaux de vote et une grande confusion au sujet de la loi électorale.

L'UA avait « invité les candidats à faire confiance aux institutions compétentes de la République et à prendre acte des résultats qu'elles proclameront dans le strict respect du choix du peuple gabonais ».

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