France : vers la suppression de 9 500 emplois au sein des forces de l’ordre

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2 avril 2008. – Selon le quotidien Le Monde, le Gouvernement français serait sur le point de supprimer près de 9 500 emplois au sein des forces de l'ordre. Ces suppressions se répartiraient de la façon suivante : 6 000 pour la police et 3 500 pour la gendarmerie.

Une logique comptable ?

Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a expliqué « que l'on ne peut pas partir d'une logique purement comptable, même si c'est pour arriver probablement au même résultat », après avoir rappelé la création de 13 500 emploi par son prédécesseur et actuel hôte de l'Élysée.

Ces reprises d'emploi résulteraient en partie de la fusion entre les Renseignements Généraux et la Direction de la Surveillance du Territoire. Ceci aurait semé l'inquiétude au sein des forces de police, la gendarmerie étant, quant à elle, astreinte à un devoir de réserve absolu[1]. Selon le représentant SGP-FO, Nicolas Comte, « Au moment même de la création d'un secrétariat d'État au Grand Paris, la police nationale organise le démantèlement du renseignement sur la plaque urbaine d'Ile-de-France (…) Les Renseignements généraux parisiens n'auraient plus compétence sur le territoire de la petite couronne, celle-ci serait confiée à la direction de la sécurité publique. Ainsi, le préfet de police de Paris serait dépouillé des informations et des renseignements sur la petite couronne ».

Un document de travail dévoilé par la presse

Cette annonce n'est, en soi, pas une surprise. Dès le 23 octobre 2007, un document de travail du ministère du Budget préconisait la suppression de 8 000 à 10 000 emplois à l'horizon 2011. Ceci correspondrait à un emploi sur 20. Ceci avait provoqué une levée de bouclier du monde syndical. Michèle Alliot-Marie avait alors réagi fortement, selon LCI, et avait déclaré devant les députés : « la sécurité des Français est un sujet assez important pour qu'on ne se satisfasse pas d'idées simplistes et dépourvues de tout contact avec les réalités ». Elle avait ajouté que le document de travail en question « ne conditionne pas la décision politique ».

Ce document avait prévu deux scénarios :

  • le rapprochement entre la Police et la Gendarmerie, ce qui permettrait la suppression de 8375 emplois ;
  • la suppression de la moitié des brigades de Gendarmerie, ainsi que « constitution de grandes circonscriptions de police nationale sur le périmètre d'agglomérations de plus de 50.000 habitants ».
Notes

Sources