France : succès de la 27e édition des Journées européennes du patrimoine

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20 septembre 2010. – Les 27e Journées européennes du patrimoine ont attiré pendant ce week-end près de 12 millions de personnes en France, confirmant ainsi une nouvelle fois leurs succès. Le thème des « Grands hommes » était décliné cette année sur plus de 20 000 animations réparties sur plus de 15 000 lieux. C'est ainsi que les appartements de Stendhal à Grenoble, celui du général Cambronne à Nantes, ou encore celui du philosophe Auguste Comte à Paris, étaient ouverts au public. On trouvait également la prison militaire de Montluc où fut incarcéré Jean Moulin. Enfin, plusieurs lieux ouvraient leurs portes pour la première fois au public : le Grande Loge de France, le beffroi de Beaune ou encore le cabaret du Lido à Paris. « Dans une période difficile, les Français ont besoin de comprendre l'histoire et leur environnement », a expliqué le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, qui présentait son bureau lors de ces Journées.

Même si le domaine national de Versailles, qui avait imaginé toute une série d'animations, a encore connu cette année la plus forte affluence avec 45 000 visites (hors parc) contre 38 000 l'année dernière, ce sont encore une fois les institutions de l'État qui ont connues le plus grand succès. « Les institutions de l'État ont remporté les suffrages des Français cette année encore », indique le ministère de la Culture dans un communiqué en précisant que le Palais de l'Élysée devrait avoir enregistré plus de 20 000 visites, et l'Hôtel Matignon, 4 500. L'Assemblée nationale annonce quant à elle avoir reçu 11 200 visiteurs, en baisse par rapport à l'année dernière. Le Sénat déclare en avoir reçu précisément 28 318. Le ministère de l'Intérieur a donné les chiffres de 9 000 personnes. La Préfecture de police, qui avait dressé des tentes à l'extérieur pour évoquer les « Grands hommes », a aussi connu un grand succès : plus de 31 400 personnes les ont visitées. Avec trois casernes ouvertes et le musée de la Préfecture de police, cela fait 33 350 visiteurs, précise la Préfecture. La Banque de France annonce 6 400 visiteurs et la RATP[1], qui a d'ailleurs ressorti pour l'occasion des rames de métro des années 30, 36 000. Hors de Paris, environ 10 000 participants ont découvert la ville de Clermont-Ferrand en suivant des circuits proposés pour l'occasion, selon le ministère. Enfin, à Albi, le musée Toulouse-Lautrec a reçu 9 700 visites et la cité, nouvellement inscrite au patrimoine mondial, a été découverte par 33 000 personnes, encore une fois, selon le ministère.

Les premières journées du patrimoine sont lancées en 1984 par le ministère de la Culture français à l'initiative de Jack Lang, ministre de l'époque, sous le nom de « Journée portes ouvertes dans les monuments historiques », le troisième dimanche de septembre. Valéry Giscard-d'Estaing revendique cependant avoir entamé un tel événement dès 1980[2], ce que ne reconnaît pas officiellement le ministère de la culture. À la suite du succès des Journées du patrimoine organisées par la France, plusieurs pays européens décident d'organiser leurs journées du patrimoine dès 1985. Jack Lang propose alors de donner une dimension européenne à cette initiative, ce qui est fait en 1991, lorsque le Conseil de l'Europe institue officiellement les « Journées européennes du patrimoine », auxquelles l'Union européenne s'associe en soutenant le bureau de coordination dans sa mission de promotion internationale dont la création est alors confiée aux Pays-Bas.

Notes

Galerie

La salle des fêtes de l'Hôtel de Ville de Paris
La salle des fêtes de l'Hôtel de ville de Paris
Les toits de l'Hôtel de Ville de Paris
Les toits de l'Hôtel de ville de Paris
Salle des mariages de l'Hôtel de ville de Rennes
Salle des mariages de la Mairie de Rennes
Salle des pas perdus du palais du Parlement de Bretagne à Rennes
Salle des pas perdus du palais du Parlement de Bretagne à Rennes
Médaillon figurant au plafond de la salle des pas perdus, au Parlement de Bretagne
Médaillon figurant au plafond de la salle des pas perdus, au Parlement de Bretagne
Cabinet sur trompes de l'hôtel de Lamoignon, rue des Francs-Bourgeois, Paris
Cabinet sur trompes de l'Hôtel d'Angoulême Lamoignon, rue des Francs-Bourgeois, Paris
Monogramme NB pour Élisa Napoléone Baciocchi
Monogramme NB pour Élisa Napoléone Baciocchi


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Sources




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