France : l'éviction de Michèle Alliot-Marie, une « décision politique » d'après François Fillon

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François Fillon.

28 février 2011. – Le premier ministre français François Fillon s'est exprimé ce matin sur la radio RTL, à propos du remaniement gouvernemental survenu hier, et le départ de la ministre des affaires étrangères Michèle Alliot-Marie. D'après lui, « c'était un acte stratégique face à une accélération de l'Histoire qui va avoir des conséquences que nous ne sommes pas en mesure d'imaginer sur l'ordre mondial ». Il ajoute qu'« elle n'a pas commis de faute. Ce n'est pas une décision morale, c'est une décision politique ». « La voix de la France n'était plus audible, parce que Michèle Alliot-Marie faisait l'objet d'une campagne injuste, dans la mesure où c'est quelqu'un d'intègre ».

M. Fillon s'est félicité du choix d'Alain Juppé pour prendre le poste de ministre des affaires étrangères, nécessitant « quelqu'un d'une grande autorité morale et politique ». Ce poste lui avait précédemment été proposé en novembre ; il avait refusé pour des « raisons personnelles », craignant la tutelle de conseillers de l'Élysée.

Concernant Brice Hortefeux, remplacé par Claude Guéant au ministère de l'intérieur, le premier ministre a déclaré que « le président de la République avait souhaité modifier son organisation. [...] Il appellera auprès de lui Brice Hortefeux comme conseiller politique, dans un contexte dont chacun peut comprendre qu'il sera éminemment politique dans les prochaines semaines ou les prochains mois ». Il justifie le choix de M. Guéant par les « défis à relever en matière d'immigration et de sécurité qui vont croissants. [...] Il connaît parfaitement ce ministère [et] nous a semblé le mieux à même de conduire une nouvelle étape de la politique de sécurité et d'immigration au moment où nous estimons qu'elle est nécessaire ».

Enfin, M. Fillon a affirmé qu'il s'opposerait au débat sur la place de l'islam en France s'il « devait conduire à stigmatiser les musulmans ». « La question n'est pas pas taboue. La question de la formation des imams n'a pas été jusqu'à présent bien traitée », a-t-il conclut.

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