France : Dupont-Aignan qualifie de « petite soupe » le ralliement du MPF à l'UMP

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Nicolas Dupont-Aignan

7 août 2009. – Nicolas Dupont-Aignan a qualifié de « petite soupe » le ralliement du MPF[1] à la majorité présidentielle. Le président de DLR[2] ne cache pas son irritation sur son blog personnel. « Cette décision attriste toutes celles et tous ceux qui, même s'ils ne partageaient pas les convictions de Philippe, lui reconnaissaient une certaine constance. Comment le président du MPF peut-il désormais soutenir un Président de la République dont il a contesté récemment les principales décisions (Traité de Lisbonne, retour dans l'OTAN, etc, etc.)  », écrit-t-il en substance.

Ainsi, Philippe de Villiers s'associe au « comité de la majorité » comprenant les responsables des partis alliés ou associés à l'UMP en vue des prochaines élections. Ont déjà rejoint Nicolas Sarkozy, le Nouveau Centre d'Hervé Morin, la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, le Parti radical de Jean-Louis Borloo, les Progressistes d'Éric Besson, ainsi que le Parti chrétien démocrate de Christine Boutin.

Selon le chef de DLR, les faits lui ont donné raison en refusant de s'allier avec le MFP lors des dernières élections européenne, nous voulant pas « participer à une énième trahison de [leurs] électeurs ». L'intéressé a appelé les fédérations de son parti d'accueillir « à bras ouvert » les cadres du MPF voulant le rejoindre, « la mascarade politique d'aujourd'hui appelle obligatoirement à un sursaut ». Et de dénoncer une « caste dirigeante qui [les] gouverne n'osant pas s'attaquer aux racines des problèmes » au regard d'une situation se dégradant quotidiennement. Rappelant l'effondrement de la « compétitivité des entreprises françaises », l'explosion des déficits, le président de DLR met en évidence que « seul l'assistanat peut éviter la révolte sociale, nos concitoyens supportant, de moins en moins, deux poids deux mesures qui servent de politique. D'un côté les privilèges, notamment fiscaux, de l'autre le chômage de masse ».

Et de rejoindre la position du Front national en pointant du doigt la ruine de la cohésion nationale par « une immigration non contrôlée qui nourrit les ghettos de nos banlieues ». Idem, pour les méfais de l'ultra-libéralisme à tous crins prôné notamment par l'Union européenne « qui asphyxie notre économie, par l'Euro cher et le libre échange déloyal. » dressant une – petite – liste des griefs :

  • L'absence de contrôle aux frontières et la pensée unique qui interdisent une vraie politique migratoire.
  • La proximité avec les grands groupes du CAC 40 et les banquiers, qui empêche de mettre l'économie au service du pays.
  • La volonté de plaire qui consiste à dépenser toujours plus, sans s'assurer des recettes.

Et l'intéressé de mettre en garde le pouvoir d'avoir vissé le couvercle sur la marmite par sa mainmise sur les principaux médias : « cette dernière explosera ». Et de conclure : « Car le grand paradoxe est que notre pays dispose de quantités d'atouts, au premier rang desquels les Français qui aimeraient être considérés comme des adultes ».

Notes

Sources


  • Page France de Wikinews Page « France » de Wikinews. L'actualité française dans le monde.