Forte chute des bourses européennes et asiatiques

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Une salle de marché en 2006.

21 janvier 2008. – Ce lundi, toutes les places boursières européennes et asiatiques ont enregistré un fort recul, à tel point que la journée a été qualifiée de « krach » par certains analystes.

Alors que Wall Street était restée fermée pour cause de Martin Luther King Day, les investisseurs ont anticipé un recul des valeurs américaines, le plan de relance économique de 150 milliards de dollars proposé par George W. Bush étant jugé nettement insuffisant.

La crise des subprimes touche l'Asie

Jusqu'alors épargnées par la crise provoquée par le marché hypothécaire à risque (« subprime ») aux États-Unis, les places boursières asiatiques semblent maintenant également touchées, en particulier la Bank of China qui devrait à son tour annoncer de grosses dépréciations dans les prochains jours. En résultat, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo termine la séance sur une chute de 3,86 %, imitant ainsi les bourses de Shanghaï et de Hongkong qui connaissent des baisses respectivement de 5,14 % et 5,5 %.

L'indice européen Eurofirst 300 clôture en recul de 5,33 %, son niveau le plus bas depuis juillet 2006, indiquant clairement le mouvement général de baisse tant à Londres, où l'indice Footsie-100 chute de 5,48 % qu'à Francfort, où l'indice Dax perd 7,16 % ou à Madrid, où l'indice Ibex-35 termine en recul de 7,54 %.

La bourse de Paris, quand à elle, connaît ce soir sa plus forte chute en une seule séance depuis le 11 septembre 2001 avec une baisse de 6,83 % dans un volume d'échange record de plus de 13 millions d'euros. Le CAC 40 perd au total 347,95 points pour atteindre 4 744,45 points, ce qui représente une perte de capitalisation boursière totale de 87,7 milliards d'euros.

En Suisse, le SMI recule de 5,26 % à la clôture, ce qui représente une perte de plus de 14 % depuis le début de l'année 2008. Si l'ensemble des 20 titres composant le SMI reculent, ce sont les assurances et les banques qui sont le plus durement touchées, en particulier Swiss Re qui perd 10 %, Credit Suisse 8,4 %, la Bâloise 7,9 % et UBS qui abandonne pour sa part 6,7 %.

Craintes de récession aux États-Unis

Les spécialistes et les marchés prévoient un ralentissement de la croissance aux États-Unis, allant même jusqu'à une récession selon Joaquin Almunia, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires qui a organisé une réunion avec les différentes ministres des finances de la zone euro pour évaluer la situation.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, a affirmé à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy, que la crise financière en cours était « sérieuse » et que « l'ensemble des pays du monde souffrent du ralentissement de la croissance aux États-Unis ».

Sources