Football : Olympique Lyonnais s'impose non sans mal à Eindhoven

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7 janvier 2006. – Aprés une première phase de la Ligue des Champions plus que convaincante, Lyon entamait hier la phase finale de cette Champions League. L'histoire se répète puisque les Gones rencontraient pour ce huitième de finale le PSV Eindhoven, pour une étrange réminiscence des quarts de finale de l'année dernière, où les champions de France en titre s'étaient vus privés de leurs ambitions européennes par cette même équipe hollandaise, à l'issue d'une cruelle séance de tirs au but.

Un match qui commence sur un air de revanche? L'affiche laissait croire en effet qu'il y aurait du football passionné ce soir-là au Stade Philips d'Eindhoven. Pourtant, la rencontre laissa les aficionados de beau jeu sur leur faim. Tout avait bien débuté. A la deuxième minute, Vennegoor of Hesselink (PSV) fusille la cage de Grégory Coupet (OL) d'une reprise de la tête et le gardien lyonnais impose tout de suite ses capacités en repoussant le ballon in extremis. Le PSV se montre ensuite très offensif, occupant bien l'espace et menant facilement au jeu. Lyon est dos au mur mais ne cède pas. Heureusement, le PSV fait preuve de peu de réussite, à l'image de la 16ième minute où un ballon d'Alex (PSV) trouve la transversale de Coupet qui était battu.

A la 18ième minute, Cris (OL), pièce décisive de l'appareil défensif lyonnais, est blessé à la tête à la suite d'un choc avec Farfan (PSV). Il ne jouera pas la deuxième mi-temps, ce qui ébranlera du coup la configuration de jeu de l'équipe lyonnaise. La première période se poursuit sur un rythme hésitant. Le PSV se montre très athlétique, mais le bloc lyonnais est bien en place et Coupet est en grande forme. Lyon n'arrive pas à construire ses attaques et semble attendre tactiquement la seconde période et l'essoufflement des joueurs du PSV.

De retour des vestiaires, Lyon se montre plus volontaire. Wiltord (OL) a remplacé Cris, resté sur le banc en raison de sa blessure, et du coup Malouda (OL) glisse à gauche. Ce changement semble profité à l'OL qui va renverser la vapeur en portant le nombre des attaques à leur profit. Pourtant, Carew, le buteur de l'OL, n'est pas très convaincant. La pointe de l'attaque peine du côté lyonnais et on commence à douter sur les bancs français. A la 62ième mminute, Fred (OL) remplace logiquement Carew. Deux minutes plus tard, l'incroyable Juninho (OL) délivre son club dans son exercice favori: le coup franc. Un coup de pied arrêté d'une trentaine de mètres et une frappe enrobée trompent Gomes, le gardien du PSV: le ballon est au fond, laissant éclater la joie des 1500 supporters français qui avaient fait le déplacement.

Le PSV n'a pas d'autre choix dès lors que de se montrer plus offensif. Logiquement, Kone, la nouvelle sensation du PSV, fait son entrée à la 73ième minute. Les hollandais augmentent la vapeur mais n'arriveront pas à profiter de l'occasion qui leur est offerte à la 80ième minute: Govou (OL) reçoit un carton jaune, son deuxième. Vassaras, l'arbitre de la rencontre, sort en conséquence le rouge fatidique. Govou quitte ses coéquipiers, laissant la formation lyonnaise dans la difficile position de devoir jouer à 10 contre 11 pour les dix dernières minutes. Le PSV n'arrivera cependant pas à exploiter ce virement de situation favorable, à l'image de Kone qui, à la 88ième minute, seul face au but vide de Coupet, tire sur le poteau.

A la 94ième minute, l'arbitre siffle la fin du match, concrêtisant la victoire lyonnaise. Les hommes de Houillet auront dominé leur sujet en allant chercher la victoire à l'extérieur, ce qui facilite le match retour à Lyon dans deux semaines. Une opération réussie face à un adversaire dangereux, premier du championnat hollandais. Un OL qui aura fait preuve de réalisme, moins offensif que le PSV, mais Juninho se révèle une valeur sûre, capable de faire la différence. Mais cela confère-t-il pour autant à son équipe la dimension européenne nécessaire dans cette Champions League? Lyon s'en est sorti avec le minimum et avec ce style de jeu, dans une compétition où concourent la Juve, les Milan, le Barca, le Real, Liverpool, Arsenal, etc. Lyon pourra-t-il prétendre avoir sa place? Son ticket pour les quarts de finale semble en tous cas déjà acquis.