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Est du Québec : opposition à la refonte de la carte électorale

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Publié le 11 octobre 2010
La Commission de représentation électorale (CRE) a proposé un nouveau découpage de la carte électorale québécoise. Celui-ci inclue la disparition de trois comtés électoraux dans l'Est du Québec : ceux de Matane, de Kamouraska-Témiscouata et la fusion des circonscriptions de Lotbinière et de Frontenac. De plus, la nouvelle carte prévoit la création de trois nouvelles circonscriptions dans l'Ouest du Québec : une dans la région de la Montérégie, une à Laval et une en Laurentides-Lanaudière. Une vive opposition s'est développée dans l'Est du Québec. Cette nouvelle carte devrait être en vigueur lors des élections générales provinciales de 2012.

La Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR) s'opposent à cette disparition de trois circonscriptions dans l'Est du Québec. Par ailleurs, la Coalition a reçu le soutien de plus d'une cinquantaine de municipalités des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et de Chaudière-Appalaches en plus de plusieurs chambres de commerce. De plus, le conseil régional de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-les-Îles soutient également l'opposition de la Coalition. Selon le président de la Coalition et préfet de la municipalité régionale de comté (MRC) de Témiscouata, Serge Fortin, « l'importance des régions et la préservation de leur poids politique, ça doit être discuté à tête reposée et non dans une bousculade pour adopter une carte électorale qui est très mathématique. » De plus, il affirme que « la réforme mise sur la table est le résultat d'un exercice mathématique très irrespectueux de l'obligation faite à tout gouvernement d'assurer une représentation citoyenne équitable. » Le CMCR ira à l'Assemblée nationale afin de rencontrer des députés à la fin du mois d'octobre. La députée péquiste de Matapédia, Danielle Doyer, soutient que le CMCR doit faire des pressions sur les élus pour empêcher la disparition des trois comtés. Cependant, elle affirme qu'« ils sont rentrés un peu tard dans le dossier. C'est bien, ils se sont mobilisés, mais à l'heure où l'on se parle, je crois que la carte, elle est en train de s'imprimer. »

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