Esperanzah! 2010 : interview de Clare Louise

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Cet article est une interview accordée par Clare Louise
à M0tty, le 9 août 2010.
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Les questions et les réponses n'engagent que les protagonistes.

Sommaire

Du 6 au 8 août se tenait à Floreffe, en Belgique, la neuvième édition du festival Esperanzah!. Clare Louise, jeune auteure-compositrice-interprète française, qui a ouvert le festival le vendredi 6 à 13h30 sur la scène principale, coté jardin, a accepté de nous livrer une interview.

Interview

Clare Louise : Je m'appelle Claire Louise, je viens de Bretagne, j'habite depuis quatre ans à Bruxelles et je fais du folk, donc guitare et chant : je compose mes chansons et je suis accompagnée par 2 musiciens : Charlotte Danhier au violoncelle et Cédric Van Caillie à la guitare. On tourne en trio depuis quelques mois, et à partir de mes compositions, on propose un répertoire folk essentiellement.

M0tty : Quand êtes-vous tombée dans la musique ? Quelles ont été vos premières amours musicales ?
Clare Louise : Je suis tombée très tôt dans la musique parce que ma mère est chanteuse et mon père, mélomane, donc j'ai écouté de la musique toute ma vie : beaucoup de jazz, mes parents m'ont emmenés très tôt dans des festivals... Moi j'ai commencé la guitare à quatorze ans et c'est à peu près à cette période là que j'ai commencé à chanter. Mes premières amours musicales : c'est en écoutant Bob Dylan, Neil Young, Joni Mitchell, tous ces folkeux des seventies dont je faisais des reprises, et ça a commencé par là : un coup de foudre avec le folk !
M0tty : Comment avez-vous rejoint le festival Esperanzah! ?
Clare Louise : J'ai été contactée suite à la Boutik rock au Botanique en février 2010, que Jean-Yves Laffineur de Esperanzah! nous a contacté pour avoir notre OP, écouter ce qu'on faisait,... et quelques semaines plus tard, il nous proposait de faire l'ouverture du festival Esperanzah! Donc c'était une super nouvelle !
M0tty : On le sait, le Festival Esperanzah! est aussi connu pour son engagement dans des thématiques économiques, sociales et environnementales. Est-ce surtout pour ces raisons que vous y avez participé et de quelles problématiques vous sentez-vous la plus proche ?
Clare Louise : Je ne dirais pas que c'est pour ces problématiques que je suis venue jouer à Esperanzah!, je suis venue jouer parce que c'est toujours un plaisir pour moi, plus je joue et mieux c'est, mais je dirais que ces problématiques sont un plus : venir jouer pour un festival qui a ces engagements-là, c'est d'autant plus important pour moi, c'est quelque chose qui vient soutenir l'envie de jouer à la base. Je me sens touchée par toutes ces problématiques, il n'y en a pas une qui me parle moins que d'autre, ce sont des sujets qui me touchent de toute façon
M0tty : Que retiendrez-vous de l'expérience de ce festival ?
Clare Louise : Je retiendrai une super impression, autant au niveau de l'accueil de l'équipe d'Esperanzah! qui a été vraiment super, que du public qui est attentif, respectueux et très réactif. Une ambiance générale, vraiment un très bon souvenir.
M0tty : Pourquoi avez-vous quitté la France pour partir en Irlande puis pour venir travailler en Belgique ?
Clare Louise : Ce sont les hasards de la vie : j'avais déjà été à Bruxelles étant plus jeune et j'avais beaucoup aimé cette ville, et c'est avec des amis en Irlande qu'on s'est dit « pourquoi est-ce qu'on rentrerait en France maintenant finalement, est-qu'on irait pas voir ce qui se passe ailleurs ? » alors on est allé à Bruxelles.
M0tty : Est-ce plus facile de faire de la musique en Belgique ?
Clare Louise : Je ne sais pas parce que je suis partie de France il y a cinq ans et je n'y ai jamais réalisé un projet musical aboutis à ce point, mais j'ai l'impression que c'est peut-être plus facile parce que comme c'est un plus petit pays, les gens se connaissent plus facilement, on rentre plus facilement dans le réseau, ça va assez vite, alors que j'ai l'impression qu'en France, quand on est pas à Paris, c'est très difficile d'arriver à se faire connaître.
M0tty : En dehors de la musique, avez vous un violon d'Ingres ?
Clare Louise : La danse. J'ai pris beaucoup de cours de danse dans ma jeunesse, et là je prends des cours de danse folk.
M0tty : Qu'avez vous fait comme étude pour arriver jusqu'ici ?
Clare Louise : J'ai fais quatre ans d'études littéraire et une année de gestion culturelle.
M0tty : Quel est votre Graal musical ?
Clare Louise : Je ne suis pas très ambitieuse : je prends les choses comme elles viennent, je vis ma musique au jour le jour. Je pense que si on s'en fait tout un mythe et qu'on a l'impression qu'on va vivre de ça, on est surement forcément déçu à un moment. Donc je laisse les choses venir et si ça prend plus d'ampleur ça sera génial et sinon tant pis, je serai déjà hyper contente d'être arrivée jusqu'ici.
M0tty : Quelle chanson d'un autre aimeriez vous interpréter ?
Clare Louise : Je ne reprends pas énormément de chansons, parce que j'ai l'impression que j'arrive à plus m'épanouir musicalement avec mes propres chansons et à vraiment habiter des chansons qui m'appartiennent. J'ai repris dernièrement la chanson de Bowie qui s'appelle « Space oddity », et je trouve que c'est une chanson incroyable, c'est un monument, et c'était super de la reprendre.
M0tty : Avez-vous une idole musicale ?
Clare Louise : Joni Mitchell qui n'est plus à présenter, qui est une folkeuse que je trouve incroyable, qui a une voix et une façon d'exprimer ses sentiments qui me touche beaucoup, donc c'est vraiment une artiste qui compte pour moi.
M0tty : Sur quels projets travaillez vous actuellement ?
Clare Louise : Je suis beaucoup dans la composition, donc j'aimerais travailler sur un nouvel album pour l'année prochaine.
M0tty : Quels sont vos prochaines dates de concert ?
Clare Louise : Bruxelles-les-Bains le 13 août, Brussels summer festival le 21 août, le Jyva'Zik festival le 24 septembre, les fêtes de Wallonie le 25 septembre,... tout un tas de réjouissance !
M0tty : Quels conseils avez-vous pour les chanteurs qui participeront après vous à ce festival ?
Clare Louise : Faites-le ! C'est génial, tout est fait pour qu'on le prenne de façon sereine, c'est très zen, y faut le faire !

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