Dossier:Affaire Ophélie Bretnacher

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Ophélie Bretnacher
Dossier
Affaire Ophélie Bretnacher
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24 décembre 2009. – L'affaire Ophélie Bretnacher est une affaire complexe, dont les conclusions n'ont pas été établies clairement.

La disparition

Ophélie Bretnacher, une étudiante française, disparait à Budapest le 4 décembre 2008 vers 3 heures du matin. Elle participait au programme européen d'échanges universitaires Erasmus[1].

À la sortie d'une boite de nuit, le « Portside of Cuba », elle est suivie par les caméras de vidéo-surveillance de la ville une partie de son trajet, jusqu'à la place Roosevelt Ter.

Aux environs de Deak Ter, elle semble accélérer le pas et changer d'itinéraire après avoir croisé un taxi et un piéton qui se mettent en mouvement après son passage.

Son sac et son téléphone portable sont retrouvés sur le pont Lanchid (Pont à chaines) vers 3h30 du matin par des étudiants italiens.

Dans ce cas très particulier, les enquêteurs peuvent disposer d'images vidéos de la victime, dans les dernières secondes avant sa disparition.

La mobilisation pour retrouver Ophélie

Une mobilisation étudiante sans précédent est organisée par ses amis et sa famille sur Facebook par plusieurs groupes regroupant au moment de sa disparition près de 60 000 personnes et sur Internet, afin de la retrouver[2].

C'est aussi l'un des premiers cas où les internautes de Facebook mènent eux-même l'enquête, en étudiant les vidéos. Ces recherches sont reprises par les journalistes qui annoncent des compléments d'interrogatoires sur place, mais finalement elles restent sans suites[3].

Une enquête administrative est d'abord ouverte en Hongrie et sa famille met plus d'un mois à obtenir que la disparition d'Ophélie soit qualifiée d'« inquiétante ». Elle dépose une plainte en Hongrie le 30 décembre 2008, et ensuite en France et demande davantage de coopération entre les polices des deux pays.

Le 11 janvier 2009, plusieurs centaines de personnes défilent silencieusement, en une marche blanche, à partir du Champs de Mars pour demander une implication de l'État Français[4].

Mme Catherine Vautrin évoque la disparition d'Ophélie à l'Assemblée nationale[5].

Des reportages télévisés sont consacrés à Ophélie, à des heures de grande écoute sur les chaînes télévisées (TF1, France 2, France 3, M6, ect.)[6].

Une pétition au Président de la République, pour la même raison, est mise en ligne sur un site spécialisé à partir du 12 décembre 2008[7]. Elle réunit plus de 10 000 signatures.

La découverte du corps et les premières conclusions

Le corps d'Ophélie est découvert à Csepel, le 12 février 2009, près d'une station de traitement des eaux usées du Danube. Elle est probablement morte par noyade. Les conclusions du médecin légiste, qui n'a constaté « aucun signe d'agression ou d'acte criminel sur le corps », ont été retransmises par la police. Elle a communiqué que le drame résultait vraisemblablement d'un accident ou d'un suicide[8],[9].

Sa famille, qui a attendu le rapatriement de son corps pendant plus d'un mois, l'enterre en Lorraine.

Le point sur l'enquête et l'hommage de ses amis

Malgré les premières conclusions, l'homicide ne peut être écarté, du fait de la présence d'un hématome sur le corps d'Ophélie et de nombreuses zones d'ombre dans l'enquête[10].

Semi marathon et 10 km de Reims 2009.jpg

Ophélie était une jeune fille sportive qui nageait parfaitement, en compétition. Elle pratiquait la natation synchronisée, et s'entrainait pour le marathon. Presque un an après sa disparition, le 18 octobre 2009, ses amis organisent un hommage lors de la course « Reims à toutes jambes »[11] afin de souligner les omissions de l'enquête et d'avoir des réponses à leurs questions[12].

À ce jour, les éléments de l'enquête[13], en particulier l'analyse des diatomées chez Ophélie et dans le Danube, n'ont toujours pas été transmis par la Hongrie.

Le 4 décembre 2009, un an après sa disparition, ses amis se mobilisent à nouveau sur Internet pour la deuxième année consécutive[14], et une journaliste écrit un article récapitulatif sur la disparition[15].

La bonne coopération policière et judiciaire des pays membres de l'Union européenne est précisée dans le Traité de Lisbonne, applicable au 1er décembre 2009, ainsi que dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Notes et références

  1. Budapest police investigate the case of a missing French girl. Consulté le 12 décembre 2009,
  2. Le web mobilisé pour retrouver Ophélie Bretnacher. Consulté le 6 octobre 2009, [[w:L'Express|]] du 11 décembre 2008.
  3. Disparition d'Ophélie Bretnacher : six personnes recherchées. Consulté le 15 décembre 2009, [[w:France Soir|]] du 31 janvier 2009.
  4. Ils refusent qu'on oublie Ophélie. Consulté le 16 décembre 2009, [[w:Le Parisien|]] du 12 janvier 2009.
  5. Catherine Vautrin Questions au gouvernement 13 janvier 2009
  6. Ophélie Bretnacher le 13-15 du 30 janvier 2009
  7. Pétition pour une implication de l'État français.
  8. La piste criminelle écartée après l'autopsie du corps d'Ophélie Bretnacher. Consulté le 6 octobre 2009, Le Monde du 14 février2009.
  9. Plus de doute: Ophélie s'est noyée. Consulté le 6 octobre -2009, [[w:Le Post|]] du 12 mars 2009.
  10. Disparition d'Ophélie Bretnacher — Mort probable d'Ophélie : un hématome qui interpelle, L'Union du 14 février 2009.
  11. Reims à toutes jambes 12 213 sportifs dans la course. Consulté le 5 novembre 2009, L'Union du 18 octobre 2009.
  12. Le tract distribué à l'arrivée de la course le 18/10/2009 à Reims.
  13. Point sur l'enquête au 17/10/2009
  14. EXCLUSIF Ophélie Bretnacher Ne pas écarter l'homicide, L'Est Républicain du 4 décembre 2009
  15. deux mois de recherche et d'angoisse, L'Union du 7 décembre 2009.

Liens externes



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