Dominique Strauss-Kahn prend la tête du FMI

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Dominique Strauss-Kahn

29 septembre 2007. –

Hier, 28 septembre, le Fonds monétaire international (FMI) a élu à sa tête le Français Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de l'Économie du gouvernement de Lionel Jospin, candidat soutenu par le Président de la République française Nicolas Sarkozy et l'Union européenne. Il était opposé à un candidat tchèque, Josef Tosovsky, ancien Premier ministre de son pays, présenté par la Russie, qui se posait en défenseur de l'égalité de traitement entre les pays « Les pays doivent être sûrs qu'ils seront traités (par le FMI) de manière identique et que les différences de prescriptions seront inspirées par des différences de contexte et non par une plus ou moins grande influence ».
Le vote « à blanc » s'est déroulé dans la matinée de vendredi. Il s'est déroulé à l'appel du doyen du conseil du Fonds aux vingt-quatre administrateurs, qui ont indiqué par bulletin secret le nom sur lequel se portait leur choix, et le nombre de voix dont ils disposaient[1] Le résultat du dépouillement - dont les chiffres ont été tenus secrets - a donné lieu à l'élaboration d'un texte de déclaration, qui n'a pas été contesté, stipulant : « Le conseil d'administration est tombé d'accord pour offrir à M. Strauss-Kahn le poste de directeur général pour un mandat de cinq ans commençant à une date rapprochée, à fixer d'un commun accord. » Le candidat vainqueur a ensuite été contacté par le doyen alors qu'il participait à une conférence à Santiago du Chili sur invitation de la Présidente du Chili, Michelle Bachelet. Il prendra son poste de directeur du FMI le 1er novembre, succédant à l'espagnol Rodrigo Rato.
Dominique Strauss-Kahn a indiqué être « déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l'emploi », en promettant des réformes - dont celles des votes, le redressement financier et le repositionnement d'un FMI dont la légitimité est remise en cause en raison des nombreuses crises économiques des dernières années, et dont semblait vouloir profiter Moscou pour installer son candidat à la tête du FMI.

Les réactions en France
Le Président Nicolas Sarkozy s'est félicité de cette élection, qu'il a qualifié de « grande victoire de la diplomatie française », confirmant que sa politique d'ouverture consistant à placer des personnes « sans tenir compte de leur passé politique, mais en tenant compte de leurs qualités ».
« Les socialistes sont fiers » a déclaré François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste, formation politique d'origine de Dominique Strauss-Kahn. Cependant, il semble que cette nomination pourrait s'avérer relativement problématique pour l'avenir du parti : en effet, un sondage récent désignait Dominique Strauss-Kahn comme le meilleur leader pour la gauche aux yeux des Français (27%) devant la candidate malheureuse à la présidentielle Ségolène Royal (15%), qui l'avait devancé lors des primaires socialistes pour la désignation du candidat.

Notes

Sources