Dialogue Géorgie-Russie : l'Abkhazie boycotte

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16 mai 2009. – L'Abkhazie, région géorgienne séparatiste pro-russe, ne participera pas au 5e tour des discussions de Genève sur le Caucase prévues les 18 et 19 mai, a indiqué samedi le ministre abkhaze des Affaires étrangères, Sergueï Chamba, mettant en cause l'ONU.

« Depuis le début, nous avons fait dépendre notre participation aux discussions de Genève sur le Caucase de la position de l'ONU sur le statut de notre république », a déclaré M. Chamba, cité par l'agence russe Ria Novosti.

« Nous avons convenu que le 15 mai, date de la publication du rapport (du secrétaire général de l'ONU), ce dernier nous serait communiqué, ce qui n'est toujours pas le cas jusqu'à présent », a-t-il déploré.

« Maintenant, on nous promet de nous soumettre ce rapport le 18 mai, soit le jour même du début des discussions. Compte tenu du décalage horaire, les discussions auront déjà commencé, alors que le rapport ne nous sera pas encore parvenu », a critiqué le responsable.

« C'est la raison pour laquelle la délégation abkhaze ne se rendra pas à Genève et ne participera pas au prochain tour des discussions », a expliqué M. Chamba.

La Géorgie a regretté l'absence de l'Abkhazie à ces discussions.

Tbilissi est « déçu que les séparatistes abkhazes aient décidé de ne pas participer aux discussions de Genève. Cette décision torpille l'unique processus de négociations visant à régler le conflit », a déclaré à l'AFP le ministre de la Réintégration, Temour Iakobachvili.

« La délégation géorgienne comprend des représentants abkhazes non séparatistes et est prête à discuter sans conditions préalables, selon le format prévu », a-t-il ajouté.

Ces rencontres entre diplomates représentant l'Union européenne, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), les Nations Unies (ONU), la Russie, les Etats-Unis, la Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud visent à stabiliser la situation dans la région.

La Géorgie avait déclenché en août dernier une offensive militaire pour tenter de reprendre le contrôle de son territoire séparatiste d'Ossétie du Sud soutenu par Moscou, provoquant l'envoi massif de troupes russes en Géorgie. La Russie a ensuite reconnu l'indépendance de ce territoire ainsi que de celui de l'Abkhazie.

Après des premières rencontres chaotiques au siège européen de l'ONU, à Genève, Russes et Géorgiens sont parvenus en février à un accord sur des mécanismes de prévention des incidents.

Sources