Cameroun : un avion kenyan s'écrase avec 115 personnes à son bord

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Localisation du Cameroun
Carte du Cameroun

5 mai 2007. – Un Boeing 737-800 de la compagnie Kenya Airways, effectuant la liaison entre Abidjan (Côte d'Ivoire) et Nairobi (Kenya) s'est apparemment écrasé, samedi 5 mai 2007, quelques dizaines de minutes après son décollage de l'aéroport de Douala, au Cameroun, où il avait effectué une escale et chargé un certain nombre de passagers. 115 personnes de 23 nationalités se trouvaient à bord de l'appareil : 106 passagers et 9 membres d'équipage. On ignore pour le moment s'il y a des survivants.

Les derniers contacts entre l'appareil et les services de contrôle aérien ont eu lieu peu après le décollage de l'aéroport de Douala, avant l'envoi semble-t-il d'un signal de détresse, vers 2 heures du matin (GMT).

Selon les informations rendues publiques par la compagnie kenyane, l'appareil avait été mis en service il y a six mois et faisait part d'un lot de nouveaux avions acquis par Kenya Airways. Le dernier accident survenu à un avion de cette flotte remonte au 30 janvier 2000, lorsque le vol 431 Kenya Airways s'était abîmé dans l'océan Atlantique, au large d'Abidjan dans un contexte de tempête de sable venant du Sahara et qui l'avait précédemment empêché de faire escale à Lagos, au Nigeria. La compagnie kenyane bénéficie d'ailleurs d'une certaine image de marque parmi les compagnies aériennes africaines et est habituellement réputée pour sa fiabilité.

Les premières informations rendues publiques à Nairobi par Titus Naikuni, président-directeur général de Kenya Airways, laissaient penser que le signal automatique de détresse avait été émis par l'appareil au cours de sa phase ascensionnelle après le décollage, alors qu'il se trouvait au Sud-Ouest de Douala, au-dessus du golfe du Gabon dans l'océan Atlantique, avant de virer à l'Est vers le continent et en direction du Kenya.

Les informations transmises ultérieurement par les autorités camerounaises faisant état de recherches qui se concentreraient à l'heure actuelle dans une zone de forêt tropicale humide, à une centaine de kilomètres au Sud-Est de Yaoundé, la capitale, on peut donc supposer que l'avion en difficulté aurait encore pu voler pendant environ 200 à 250 km entre l'émission du signal de détresse, au Sud-Ouest de Douala, et le lieu supposé de son crash, au Sud-Est de Yaoundé. Des hélicoptères de reconnaissance ont été envoyés sur zone, mais la tâche de localisation de l'épave semble être compliquée par de fortes précipitations.

Sources

Sources anglophones