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Benoit XVI élargit les possibilités de célébrer selon l'ancien rite de saint Pie V, dit rite tridentin.

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8 juillet 2007. – Par une décision personnelle (ou motu proprio), publié samedi 7 juillet à Rome et intitulé "Summorum pontificum", Benoit XVI libéralise et élargit les possibilités de célébration selon l'ancien rite d'avant le concile Vatican II (1962-1965). Depuis le XVIème siècle et le concile de Trente, le rite romain ou tridentin codifiait la liturgie et se caractérisait notamment par l'usage du latin, le prêtre disant sa messe devant l'autel et dos au peuple et les fidèles y assistant tout en disant le chapelet ou d'autres prières. A partir de Vatican II, l'Église a vécu une réforme liturgique sans précédent et célèbre désormais selon le nouveau rite romain dit de Paul VI de 1970. Ainsi l'autel a été orienté vers l'assemblée, le prêtre et les fidèles priant ensemble dans la langue usuelle, les textes de l'Ancien et du Nouveau Testaments étant également dits dans cette langue de « façon que la liturgie, par laquelle, surtout dans le divin sacrifice de l'Eucharistie, "s'exerce l'oeuvre de notre rédemption", contribue au plus haut point à ce que les fidèles, en la vivant, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Église », Constitution Sacrosanctum concilium n°2. Ce décret, qui entrera en vigueur le 14 septembre, supprime l'autorisation préalable que devait accorder l'évêque du lieu au prêtre pour célébrer selon le rite tridentin. C'est donc au prêtre que s'adresse cette libéralisation dans le cadre de messes privées (sans peuple) auxquelles peuvent assister des fidèles qui le demandent spontanément. Ces messes ne seront toutefois pas possibles lors du Triduum pascal (les trois jours du Jeudi saint, Vendredi saint et de Pâques). C'est donc loin d'être un changement fondamental qu'introduit ce motu proprio car pour la grande majorité des fidèles, le rite de 1962 restera « la Forme ordinaire du Rite Romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles. », précise lui-même Benoît XVI dans la lettre aux évêques qui accompagne le motu proprio.

Sources