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Appel à un nouvel ordre économique au sommet des Non-alignés en Égypte

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Hosni Moubarak, le président égyptien.

Publié le 16 juillet 2009
Plus de 50 chefs d'État et de gouvernements sont réunis dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, en Égypte, pour le 15e sommet du mouvement des Non-alignés. Le bloc des Non-alignés rassemble 56 % de la population mondiale. Mais son importance a nettement diminué depuis la fin de la Guerre froide à la fin des années 1980, l'organisation s'étant définie à l'origine comme un groupe de pays refusant de prendre parti dans le bras de fer entre l'Occident et le bloc soviétique.

Le thème du sommet en cours : la solidarité internationale pour la paix et le développement, un sujet qui reflète les préoccupations des participants concernant la crise économique mondiale et les divers conflits en cours, principalement dans le monde en développement.

Dans son discours d'ouverture de la réunion, le chef de l'État cubain Raúl Castro, président sortant de l'organisation, a lancé un appel en faveur d'un nouvel ordre monétaire et économique dans le monde, un système financier international capable de protéger les pays en développement contre la crise.

« Le mouvement réaffirme avec insistance que tous les pays du monde doivent contribuer à la recherche de solutions efficaces et justes à la crise actuelle. Comme nous l'avions dit à La Havane, les pays en développement sont les plus affectés par la crise », a souligné le dirigeant cubain.

Pour sa part, le président égyptien Hosni Moubarak, qui assume pour trois ans la direction du mouvement, a mis l'accent sur le pragmatisme dans la recherche de solutions aux problèmes du monde en développement.

« Le mouvement doit accepter la réalité internationale actuelle et faire preuve d'agilité et d'efficacité dans l'accomplissement de ses objectifs », a affirmé M. Moubarak.

Parmi les autres dirigeants qui ont pris la parole au premier jour du sommet : le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui estime que le Conseil de sécurité des Nations Unies ne représente pas équitablement les divers pays dans le monde. « Ce Conseil est même une menace pour la paix internationale », a déclaré M. Kadhafi.

Les participants au sommet devaient également se pencher sur diverses questions telles que le terrorisme, le réchauffement climatique et le conflit israélo-palestinien. Le sommet est censé s'achever jeudi.

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