Accord historique entre Microsoft et l'open source

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21 décembre 2007. – Selon une dépêche de l'agence Reuters, le géant du logiciel Microsoft vient de signer avec la PFIF[1] un accord d'interopérabilité. Cette fondation a acquis une licence auprès de la firme de Redmond pour un montant de 10 000 euros. Cette acquisition n'a pu se faire qu'à la condition sine qua non que la PFIF ne dévoile pas les protocoles utilisés par Microsoft. En revanche, les programmes resteront en « open source » Selon la dépêche de l'agence en question, ceci « vise avant tout à aider l'éditeur à but non-lucratif Samba, qui propose un logiciel gratuit et dont le code source est public (open source ou “source ouverte”) destiné aux serveurs ».

Cet accord est consécutif à la condamnation du géant américain par les instances européenne pour pratiques anticoncurrentielles. Celui-ci, en refusant de communiquer les différents protocoles à ses concurrents, s'était imposé dans le secteur des serveurs pour se retrouver en position quasi-monopolistique. Seul Samba avait pu réussir à se maintenir en raison du but non lucratif de son projet. Ce n'est qu'après la confirmation de sa condamnation devant le tribunal de première instance de l'Union européenne, que l'entreprise avait décidé de se plier à la décision de justice.

Satisfaction chez Samba

Le créateur de Samba, Andrew Tridgell, a déclaré : « Nous sommes très satisfaits de pouvoir accéder aux informations techniques nécessaires pour continuer de développer Samba comme projet de logiciel libre. Bien que nous soyons déçu que la décision ne s'adressât pas aux termes des licences en matière des protocoles, c'est un aboutissement important pour la Commission européenne et pour l'application des lois anti-trusts en Europe. L'accord nous autorise de continuer les mises à jour de Samba compte tenu des modifications récentes de Windows. Ceci aide aussi les autres projets de logiciels libre qui doivent être en interopérabilité avec Windows. »

Notes

Sources