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États-Unis : démission du conseiller de Trump à la sécurité nationale

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Michael T. Flynn en 2012.

Publié le 15 février 2017
Michael Flynn, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, vient de démissionner ce lundi soir.

Cette démission intervient moins de quatre jours après des révélations, jeudi, du New York Times et du Washington Post concernant des contacts estimés inappropriés de Flynn avec la Russie, alors que Barack Obama était encore président.

Il lui est reproché d'avoir négocié par téléphone, en décembre, avec Sergey Kislyak, ambassadeur de Russie à Washington, plusieurs semaines avant que Trump ne devienne officiellement président, violant ainsi le Logan Act de 1799 interdisant les négociations avec les autorités d'autres pays aux simples citoyens. Pourtant, à ce même moment, l'administration Obama décidait de sanctionner la Russie pour son ingérence supposée dans les élections américaines. Flynn avait assuré à Kislyak que Trump ne prolongerait pas la politique d'Obama une fois investi.

L'ancien général, déjà controversé en particulier du fait de sa position ambiguë concernant le « waterboarding », technique de torture par simulation de noyade, l'un des principaux inspirateurs de Trump sur les questions internationales, conseiller de la première heure de ce dernier pendant la campagne électorale et dont la nomination avait laissé perplexe, nombre de membres du renseignement estimant qu'il n'est pas fait pour ce poste, est en effet un fervent partisan d'un rapprochement entre les États-Unis et la Russie. Selon Le Monde, il était même régulièrement sollicité par la chaîne Russia Today, financée par le Kremlin, lors de sa nomination. En décembre 2015, il avait même participé à un gala à Moscou, assis à la même table que Vladimir Poutine.

Flynn avait pourtant démenti et convaincu le vice-président Mike Pence, qui l'avait défendu. Mais le renseignement avait en sa possession un compte-rendu contredisant la version du conseiller, dont la position devenait intenable.

En effet, le ministère de la Justice estimait que, de par cette situation, Flynn pourrait être sujet à du chantage de la part de la Russie et les démocrates avaient demandé lundi, au Congrès, que Flynn soit renvoyé au vu des accusations « ahurissantes » pesant sur lui. Les républicains, parti du président, ont, eux, gardé le silence sur cette affaire.

Michael Flynn a donc démissionné lundi en reconnaissant, dans sa lettre, avoir « par inadvertance, trompé le vice-président élu et d'autres personnes avec des informations incomplètes sur (ses) discussions téléphoniques avec l'ambassadeur de Russie », mais il conserverait cependant « toute la confiance » du président, ce qui ne manque bien évidemment pas de créer la polémique.

Joseph Kellogg, ancien général, assure l'intérim et, selon Reuters, David Petraeus, ancien directeur de la CIA, sera probablement son successeur.



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