Élections législatives au Royaume-Uni

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5 mai 2005. – Les Britanniques sont appelés aux urnes pour élire leurs représentants aux Communes (parlement britannique). Le grand favori est sans conteste le parti travailliste de Tony Blair, le New Labour Party. Un troisième mandat consécutif de M.Blair établirait un record historique de longévité pour un gouvernement travailliste.

Un dernier sondage indique que les travaillistes recueilleraient 41% des voix, les conservateurs de Michael Howard 27%, et les libéraux-démocrates de Charles Kennedy étaient accrédités de 23% des intentions de vote.

Certains facteurs, comme une abstention record ou un manque d'enthousiasme des militants labour pourrait néanmoins rendre le résultat de l'élection moins favorable que prévu. Vigilant jusqu'au bout, Tony Blair martèle d'ailleurs que le vote utile est un vote bloquant les conservateurs : « Il y a trois manières d'avoir un député tory [conservateur], la première est de voter tory, la deuxième est de rester à la maison, la troisième est de voter libéral-démocrate ».

De plus, l'engagement dans la guerre en Irak est désapprouvée par les électeurs, majoritairement convaincus que le premier ministre leur a menti à propos des causes de cette guerre incomprise. Le résultat pourrait être un vote sanction massif en faveur des libéraux-démocrates, seul parti à n'avoir pas approuvé l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne.

Les démocrates-libéraux pourraient être le grand vainqueur de ce scrutin. Leur campagne, centrée sur leur propre programme, diffère notablement de celle de M.Howard, candidat conservateur, qui n'a cessé de critiquer le bilan de deux mandats travaillistes, notamment sur l'immigration et la criminalité, tout comme sur le manque de confiance qu'on pouvait avoir en un premier ministre « menteur » (à propos de la guerre en Irak). L'avenir de Michael Howard, 61 ans, ancien ministre de Margaret Thatcher se joue dans cette élection, car il est fort probable qu'il démissionne en cas de défaite électorale.

Mais d'après un récent sondage, l'Irak n'est que la onzième préoccupation des électeurs, loin derrière (dans l'ordre) la santé, l'éducation, la criminalité, l'immigration ou l'économie. Dans ces domaines, l'action du gouvernement est généralement approuvée : plein emploi, augmentation du niveau de vie et rénovation des services publics font de M. Blair le « sauveur » de l'économie britannique, encore morose lorsqu'il entamait son premier mandat. Beaucoup de Britanniques le considèrent comme « le moindre mal », le seul parvenant à réellement améliorer leur vie quotidienne et à donner à la Grande-Bretagne l'élan qui lui manquait il y a huit ans.

Sources