Égypte : arrestation de plusieurs dizaines de membres des Frères musulmans

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Carte de l'Égypte

16 février 2007. – La police égyptienne a procédé, jeudi 15 février 2007, à un vaste coup de filet à l'encontre de l'association des Frères musulmans.

Selon les sources, contradictoires, les policiers auraient arrêté, à l'aube, entre 72 et 80 militants de cette confrérie officiellement interdite mais, dans les faits, jusqu'ici largement tolérée. Les arrestations auraient été faites au Caire, principale métropole et capitale du pays, ainsi que dans les gouvernorats d'Alexandrie, de Gizeh, Sharqiya, Gharbeya, Menufeya et Fayoum.

Les médias rapportent que, selon des sources proches des forces de sécurité égyptiennes, les personnes détenues se verraient reprocher l'appartenance à une organisation illégale et la possession, pour certaines d'entre elles, soit de littérature antigouvernementale soit de « documents secrets » [1].

Par ailleurs, selon les informations collectées en Égypte par l'organisation Human Rights Watch auprès des Frères musulmans, antérieurement au coup de filet de jeudi matin, les autorités égyptiennes détiendraient 226 membres de la confrérie, dont elle donne la liste, en indiquant pour chacun d'eux le gouvernorat de domicile, ainsi que le lieu de détention. Parmi ces 226 personnes, 32 seraient en cours de jugement devant un tribunal militaire.

Les autorités égyptiennes ont récemment allégué, pour justifier les vagues d'arrestations, que la confrérie serait à l'origine de la création de milices armées et que celles-ci recevraient de l'aide fournie par l'Iran, le président Hosni Moubarak évoquant quant à lui, dans une récente interview, le fait que, selon lui, les Frères musulkmans seraient « dangereux pour la sécurité de l'Égypte ».

Les Frères musulmans estiment que ces arrestations sont à relier avec le prochain renouvellement, prévu en avril, de la Choura, assemblée consultative faisant office de chambre haute dans le parlement bicaméral égyptien, composée de 264 membres, dont deux tiers sont élus et un tiers est nommé par le président de la République.

Dans la chambre basse du parlement, dite Assemblée du peuple, les Frères musulmans détiennent, depuis décembre 2005, malgré leur interdiction officielle, 88 des 454 sièges, via des candidats « indépendants ».

Notes

Sources

Sources anglophones
Source francophone