« ITER : dernière étape avant le lancement » : différence entre les versions

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<!--PARIS (AP) - Reproduire sur Terre l'énergie du Soleil: c'est l'ambition du réacteur expérimental ITER qui associera sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône) six pays et l'Union européenne pour un investissement total de 10 milliards d'euros sur 45 ans.
 
Les acteurs de ce vaste projet scientifique ont tous rendez-vous mardi à l'Elysée, sous la présidence de Jacques Chirac, pour le porter sur les fonts baptismaux.
 
Le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor ou réacteur international thermonucléaire international) associera 400 scientifiques, dont deux-tiers étrangers, avec pour mission de démontrer la faisabilité de la réaction de fusion thermonucléaire, afin d'aboutir à son exploitation industrielle.
 
Cela suppose de parvenir à rapprocher suffisamment deux noyaux atomiques d'hydrogène qui, parce qu'ils sont chargés positivement, se repoussent. Un important apport en énergie est donc nécessaire: il faut notamment atteindre des températures très élevées, de l'ordre de 100 millions de degrés.
 
Si elle était enfin maîtrisée, la fusion permettrait de produire une énergie considérable -un kilogramme de combustible produirait l'équivalent de 10 millions de litres de pétrole-, à partir de matières premières abondantes: le deutérium et le lithium sont présents dans l'eau. Un litre d'eau de mer pourrait ainsi générer une énergie équivalente à celle d'un litre de pétrole. La perspective est alléchante, alors que s'épuisent les réserves en pétrole et que la population mondiale atteindra 9 milliards d'habitants en 2050.
 
Ses promoteurs soulignent par ailleurs que la fusion ne produit pas de gaz à effet de serre et que ses déchets radioactifs ont une durée de vie plus courte que ceux issus des centrales nucléaires classiques.
 
Pour cela, les grandes puissances scientifiques associés au projet -Union européenne, Etats-Unis, Chine, Corée du Sud, Inde, Japon et Russie- vont devoir y mettre les moyens: la construction du réacteur à Cadarache, qui devrait débuter en 2008 et durer dix ans, coûtera 4,6 milliards d'euros. L'Union européenne en financera 50%, dont 10% pour la France, les six autres partenaires apportant chacun 10% de la somme totale.
 
L'exploitation du réacteur, qui durera 20 ans, coûtera quant à elle 4,8 milliards d'euros, financés à 34% par l'UE, dont 7% pour la France, les six autres partenaires apportant chacun 11% de la somme. Le projet devrait générer en France, et surtout en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, quelque 3.000 emplois directs et indirects.
 
Les opposants au projet dénoncent son prix exorbitant, alors qu'on ignore s'il aboutira effectivement à la maîtrise de la fusion. Le réseau Sortir du nucléaire estime ainsi que le réacteur sera "dangereux" pour son environnement et produira des déchets qui "auront une durée de vie de l'ordre du millier d'années: c'est certes moins que les déchets produits par les réacteurs actuels, mais cela fera quand même un cadeau empoisonné pour les générations futures". Greenpeace dénonce aussi un "projet dangereux" et "improbable".-->
 
 
<!-- PARIS (Reuters) - Les représentants des sept parties prenantes au projet Iter ont signé l'accord permettant la construction du réacteur expérimental de fusion nucléaire Iter, à Cadarache, dans le sud de la France.
 
Les trois textes constitutifs ont été signés à l'Elysée, en présence de Jacques Chirac, par des représentants de Chine, de Corée du Sud, des Etats-Unis, d'Inde, du Japon et de Russie.
 
L'Union européenne était représentée par le président de la Commission européenne et président d'Euratom, José Manuel Barroso, et par le commissaire européen chargé de la Science et de la Recherche, Janez Potocnik.
 
Le coût du projet, qui selon ses promoteurs préparera l'ère de "l'après-pétrole", est estimé à plus 10 milliards d'euros, dont 4,6 milliards pour la construction du réacteur entre 2005 et 2015. La part de la France est de 10% pour la construction et de 7% pour l'exploitation.
 
Critiqué par les associations écologistes, qui y voient un projet "dangereux" et "improbable", Iter est présenté comme une révolution par ses partisans : la fusion utilise des combustibles de base abondants et disponibles partout, ne dégage aucune émission de gaz à effet de serre et génère des déchets radioactifs à courte vie.
 
Iter créera 3.000 emplois pendant la phase de construction, dont 1.400 en Provence. Durant la phase d'exploitation, un millier de personnes seront directement employées, dont 400 scientifiques, étrangers pour les deux tiers.
 
Des appels d'offres seront lancés par chacune des parties signataires de l'accord. Les Français Air Liquide, Alstom, Areva, Bouygues, l'Américain General Electric ou encore le Japonais Mitsubishi pourraient être intéressés par ce projet.-->
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