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Élection présidentielle en Iran

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Iran.

Publié le 17 juin 2005

Quarante-sept millions d'Iraniens sont appelés a élire le président qui succèdera à Mohammed Khatami. Sept candidats sont en lice pour un premier tour très serré selon de récents sondages.

Les réformateurs et les conservateurs s'affrontent ainsi comme d'accoutumée. Néanmoins, l'ancien président (de 1987 à 1991) Ali Akbar Hachémi Rafsandjani se décrit comme un « pragmatique ». Il est donné favori (24 à 28% des intentions de vote), suivi de M.Ghalibaf (ancien chef de la police et « réformateur parmi les conservateurs » selon ses propres dires) avec environ 15% d'intentions de vote. Le réformateur favori est M.Moïn, proche du président Khatami. Il pourrait rassembler plus de 10% des électeurs.

M.Rafsandjani, candidat qui veut « sauver le pays » s'employe à affirmer vouloir renouer le dialogue avec les autorités américaines; il souhaite néanmoins préserver les intérêts de son pays et demande aux États-Unis de faire le premier pas en vue d'un réchauffement des relations entre les deux nations. Le candidat réformiste, qui avait quitté son poste de ministre de l'éducation et de la culture à la suite des interventions violentes contre de jeunes manifestants ne souhaitera pas poser de conditions à l'Occident et veut à tout prix renforcer les liens avec Washington.

La participation des Iraniens, longtemps redoutée a finalement été élevée; plusieurs sources confirment qu'environ 60% des électeurs au moins ont voté. Cette forte participation, également due à l'ouverture prolongée des bureaux de vote, devrait conférer au vainqueur une légitimité suffisante pour se poser en leader véritable de l'Iran à l'étranger. Les observateurs étrangers ont noté un calme prépondérant, alors que beaucoup d'organisations avaient critiqué l'élection et avaient donné comme consigne de s'abstenir.

Un second tour, fixé au 24 juin est très probable, puisqu'aucun candidat ne semble pouvoir rassembler plus de 50% des votants. Les deux candidats ayant le plus de votes en leur faveur s'opposeront donc vraisemblablement dans une semaine. Les résultats du premier tour ne seront connues que samedi.

M.Bush avait justement déclaré vendredi que les élections iraniennes « ignoraient les exigences élémentaires de la démocratie ». Il notamment regretté que les candidats soient « sélectionnés » par un comité arbitraire.

Sources