Ceci est une page protégée.

Suisse : un conseiller d'État genevois est accusé d'avoir soutenu un dancing hors-la-loi

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le monde de la nuit est montré du doigt à Genève.

1er octobre 2010. – Le dernier rapport de la Cour des comptes du canton de Genève publié ce jeudi[1] relève de nombreux disfonctionnements au sein du Service du commerce. Il cite en particulier le cas du Moa Club, un dancing de la banlieue genevoise opérant sans autorisation et classé comme « site à danger potentiel élevé au niveau du risque d'incendie », dont la fermeture aurait été évitée à plusieurs reprises par le conseiller d'État Pierre-François Unger.

Selon la magistrate Antoinette Stalder qui a présenté ce rapport devant la presse, « les utilisateurs de cette boîte sont clairement en danger », en particulier à la suite du non respect des normes de sécurité contre l'incendie. Un autre night-club de la région, le Weetamix, devrait également être interdit d'organisation de soirées publiques en raison de problèmes de sécurité. Toujours selon le rapport, cet état de fait est connu de toutes les parties en cause ; la fermeture du Moa Club, pourtant prévue par les services du département des affaires régionales, de l'économie et de la santé, a été reportée à la suite de plusieurs interventions directes de Pierre-François Unger, en charge de ce département.

Le 17 septembre dernier, entendu à ce sujet par les magistrats de la Cour des comptes, Pierre-François Unger avait indiqué ne pas être informé des risques d'incendie qui existent dans cet établissement ; en déplacement dans le canton du Tessin, il n'a pas souhaité commenter la publication du rapport. Le rapport précise cependant que le cas du Moa avait été évoqué à plusieurs reprises par le Conseil d'État qui avcait « souhaité privilégier la voie de la concertation entre les parties prenantes » afin d'obtenir du propriétaire du club qu'il entreprenne les travaux nécessaires pour assainir le bâtiment.

En plus des problèmes liés aux deux dancings, le rapport met également en évidence d'importants disfonctionnements au sein du Service du commerce : 10 % des cafés-restaurants sélectionnés par la Cour des comptes ne disposent pas d’autorisation d'exploitation. De plus, la taxe sur les restaurants n'a pas augmenté depuis 1989, faisant perdre d'importants revenus au canton.

Références et sources

  1. Rapport concernant l’audit de légalité et de gestion relatif au service du commerce sur Cour des comptes. Consulté le 1er octobre 2010

Sources



    Page
  • Page Suisse de Wikinews « Suisse »
  • de Wikinews.