Missile nord-coréen : une déclaration du Conseil de Sécurité serait un bon “compromis” selon son président

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13 avril 2009. – Une déclaration du président du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le tir de missile nord-coréen serait un « compromis positif » entre les partisans de mesures fermes et la réaction modérée du Conseil au comportement de Pyongyang, a déclaré dimanche l'ambassadeur mexicain à l'ONU Claude Heller.

Selon M. Heller, président du Conseil de sécurité en avril, le projet de déclaration américano-chinois, concerté samedi dernier à l'issue de deux heures de négociations entre les cinq membres permanents du Conseil (Russie, États-Unis, Grande-Bretagne, France et Chine) et le Japon et présenté par la suite aux consultations des 15 membres - permanents et non permanents - du Conseil sera soumis à l'examen de cette instance lors d'une réunion officielle lundi.

D'autre part, la question de l'élargissement des sanctions contre Pyongyang, revendiqué par les États-Unis et le Japon, sera renvoyée, en cas d'adoption de la déclaration évoquée, devant le Comité des sanctions, mis en place conformément à la précédente résolution sur la Corée du Nord.

D'après les diplomates, les débats au sein du Comité des sanctions promettent d'être très vifs au sujet de chacune des 11 compagnies nord-coréennes qui participent, selon l'Occident, aux programmes balistiques de Pyongyang. Plusieurs de ces compagnies coopèrent avec des sociétés étrangères, principalement chinoises, mais aussi russes. Il est évident que les délégations chinoise et russe au Conseil de sécurité devront tenir compte des intérêts de leurs compagnies nationales, ce qui ne manquera pas de compliquer le travail du Comité des sanctions.

La Corée du Nord a annoncé le 5 avril dernier la mise en orbite d'un satellite de télécommunications civil Kwangmyongsong-2 à l'aide d'un missile Taepodong-2, défiant la pression internationale l'enjoignant d'y renoncer. Les États-Unis et la Corée du Sud ont démenti qu'un satellite ait effectivement été orbitalisé, tous les étages du lanceur s'étant abîmés en mer.

Depuis le lancement du missile destiné, selon Pyongyang, à orbitaliser un satellite civil, les membres du Conseil de sécurité restent divisés sur la réaction à adopter face à cet événement. Les partisans d'une résolution « ferme » prônent une résolution renforçant le contrôle de l'exécution des sanctions contre la Corée du Nord, prévues par la résolution 1718 du Conseil de sécurité. Celle-ci, adoptée en octobre 2006 après la réalisation par la Corée du Nord de tests nucléaires, lui interdit le lancement de missiles balistiques. Soucieuses de préserver les négociations à Six sur le programme nucléaire nord-coréen (auxquelles participent les deux Corées, la Russie, les États-Unis, la Chine et le Japon), la Russie et la Chine préconisent, par contre, une réaction modérée.

Les pays occidentaux estiment que ledit tir vise en réalité à tester un nouveau missile balistique de longue portée. Pyongyang menace de se retirer des négociations à Six en cas de condamnation de ses actions par le Conseil de sécurité, en qualifiant une telle réaction de violation de son droit à la mise en valeur pacifique de l'Espace.

Cet article reprend la totalité ou des extraits de la dépêche de l'agence de presse RIA Novosti Flag of Russia.svg intitulée
«  Missile nord-coréen: une déclaration du Conseil de Sécurité serait un bon "compromis" (président du CS) » datée du 13 avril 2009.

Sources