Le « non » au référendum du 29 mai reprend l'avantage, selon un sondage

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14 mai 2005. – À quinze jours du référendum sur la constitution européenne, qui aura lieu en France le 29 mai, un sondage d'opinion, réalisé par l'institut IFOP, et publié aujourd'hui par le portail d'actualités de Wanadoo, tend à démontrer que le « non » pourrait obtenir la majorité lors de la consultation.

Sur les 858 personnes inscrites sur les listes électorales, interrogées par téléphone les 12 et 13 mai, et issues d'un échantillon plus large de 1 016 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas), 88 % ont émis un choix et 12 % ne se prononcent pas.

Parmi les sondés ayant émis un choix, 54 % ont choisi le « non » et 46 % le « oui » à la question « Si dimanche prochain avait lieu le référendum voteriez pour le oui ou pour le non ? ».

Toujours dans le même échantillon de personnes ayant émis un choix, 72 % des sondés se sont déclarés « sûrs de leur choix » contre 28 % estimant « pouvoir encore changer d'avis », avec une certaine différence selon l'intention de vote : les partisans du « non » sont « sûrs de leur choix » à 76 % (contre 24 % « pouvant encore changer d'avis ») tandis que ceux du « oui » sont « sûrs de leur choix » à 67 % (contre 33 % « pouvant encore changer d'avis »).

Le précédent sondage réalisé par cet institut, réalisé les 3 et 4 mai et publié le 5 par l'hebdomadaire Paris-Match, plaçaient le « oui » et le « non » à égalité dans les intentions de vote, alors que les enquêtes de l'IFOP, comme nombre de celles publiées en France depuis la fin du mois de mars, tendaient à montrer une possibilité de victoire du « non » au référendum. Toutefois, depuis la fin du mois d'avril, plusieurs enquêtes de divers instituts montraient un apparent retournement de tendance en faveur du « oui »

L'enquête publiée aujourd'hui indiquerait donc de nouveau un possible retournement de tendance. Le directeur d'études au département « Opinion publique » de cet institut explique ce changement d'une part par un « mouvement de mécontentement social » lié à la « polémique sur le lundi de Pentecôte » (dont pourrait être un indice la forte baisse des intentions de vote des intentions de vote en faveur du « oui » parmi les sympathisants de gauche en général, passant depuis la précédente enquête de 47 % à 36 %), d'autre part par un « retour marqué de Laurent Fabius » dans la campagne (comme en témoigne la chute spectaculaire des intentions de vote en faveur du « oui » parmi les sympathisants socialistes, passant en dix jours de 54 % à 37 %), enfin par des « suspicions de manipulation médiatique ».

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