France : prise d'otage dans une maternelle bisontine

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17 décembre 2010. – - Pendant plus de quatre heures, un preneur d'otage armé de deux sabres a séquestré, lundi, des élèves âgés de quatre à six ans, dans l'école maternelle de Planoise à Besançon (Doubs), mais sans être violent ou menaçant. Avec l'appui du groupes d'Intervention de la Police nationale la situation se dénoue vers 13 heures, et les élèves ainsi que l'institutrice de la maternelle furent libérés, sans qu'aucune victime ne soit à déplorer. Les raisons de cet acte ne sont pas encore clairement déterminées, mais il semble que l'auteur des faits soit psychologiquement instable et qu'il voulait obtenir une arme à feu afin de se suicider.

Les faits

Planoise, quartier où se sont déroulés les faits.

Le 13 décembre 2010 vers huit heures trente, un jeune homme âgé de 17 ans s'est introduit dans l'école maternelle Charles Fourrier de Besançon-Planoise lors de l'ouverture de l'établissement, avec deux sabres d'une trentaine de centimètres chacuns et dissimulés dans un sac à dos. Il prend alors en otage une classe composée de vingt élèves et d'une institutrice, sans être menaçant ou user de la violence. L'alerte est vite donnée, le secteur est bouclé et le reste de l'école est totalement vidé. Une cellule psychologique est mise ensuite en place dans le collège Voltaire situé à proximité, notamment pour les parents d'élèves. Rapidement, un des élèves s'échappe de la classe, puis entre dix et onze heures, le preneur d'otage relâche progressivement une quinzaine d'enfants : d'abord cinq sortis avec l'assistante maternelle puis huit autres avec cette même assistante qui est revenue les chercher. Mais après onze heures, cinq enfants restent dans la classe avec leurs institutrice. Le GIPN arrive sur place vers onze heures trente depuis Strasbourg, et entre dés lors en négociation téléphonique avec le jeune, qui dit vouloir une arme à feu afin de mettre fin à ses jours. Le maire de Besançon, Jean-Louis Fousseret, est alors déjà sur place ainsi que le préfet du Doubs ; le ministre de l'Éducation nationale Luc Chatel se dépêche sur la capitale comtoise et y arriver à 11h45. Peu avant 12h50, le GIPN entre dans les locaux pour donner des repas aux otages à la suite de la demande du jeune homme ; le preneur d'otage est alors maîtrisé à ce moment là au pistolet électrique, et emmener sous une couverture à l'hôpital Jean-Minjoz. Lors d'une interview, l'institutrice à déclaré que l'auteur à laisser la classe se dérouler de manière quasi normale, les activités de peinture, puzzle et autres, les ayant laissés libres de leurs mouvements.

Le preneur d'otage

L'auteur est un jeune de 17 ans originaire du quartier de Planoise, psychologiquement instable et ayant des tendances suicidaires. Il était scolarisé en CAP à Besançon dans une discipline industrielle d'après le parquet de Besançon, qui ne souhaite pas donner plus de précision afin de préserver l'anonymat du jeune homme encore mineur. Il vivait seul avec sa mère depuis la séparation de ses parents. Sans que des antécédents psychologiques aient été clairement évoqués, Jean-Louis Fousseret à indiqué qu'il n'avait pas pris son traitement, ce qui pourrait expliquer son geste. Le jeune homme n'était pas connu des forces de police avant l'incident.

L'institutrice, Nathalie Roffet, décrit l'auteur des faits comme « un jeune homme en tenue sportive et aux cheveux châtains courts qui est entré dans la maternelle comme si c'était un grand frère ». Elle déclare également qu'il « avait l'air complètement perdu et est resté prostré dans un coin, et qu'elle l'a même vu pleurer au téléphone lors d'une de ses conversations avec les négociateurs de la police ». La thèse du coup de folie semble être actuellement privilégiée.

Réactions et suite de l'affaire

Le recteur de l'académie de Besançon, Éric Martin, a exprimé son soulagement lors d'un communiqué quant à l'issue sans violence physique ni pour les enfants ni pour le personnel de cette prise d'otage. Il salue également le courage de Mme Mélanie Sire, directrice de l'école accueillant 91 élèves, des enseignantes, des deux personnes, l’une de service, l’autre en contrat emploi vie scolaire. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est félicité dans un communiqué « de l’heureux dénouement » et « adresse ses plus sincères félicitations aux autorités de l’État ». Le Ministre de l'Éducation à quant à lui salué « le travail remarquable et coordonné des services de l'État », et a ajouté que le forcené n'avait « jamais véritablement menacé les enfants », citant les propos de l'institutrice.

Sources


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