France : manifestation de soutien à un militant Solidaires devant le palais de justice de Poitiers

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Localisation de Poitiers.

25 novembre 2010, Poitiers. – Jeudi soir, à l’appel d’une intersyndicale élargie (CGT, CFTC, UNSA, FSU, Solidaires, CNT et Confédération paysanne), environ 150 à 200 personnes ont manifesté en soutien à un militant de Solidaires 86. Celui-ci est sous la menace d'une procédure judiciaire pour son action revendicative dans le cadre de la protestation contre la réforme des retraites.

Le syndicaliste de Sud-Éducation a été convoqué au commissariat de Poitiers, le 8 novembre, pour deux actions de « blocage de l'économie », visant des enseignes de la grande distribution. Une amende et un retrait de points sur le permis de conduire lui ont déjà été infligés pour l’une des deux manifestations ; il risque une peine de prison et une forte amende pour la deuxième, organisée par l'intersyndicale de la Vienne (sur proposition de Solidaires (les syndicats SUD) et soutenue par sept autres syndicats.

En conséquence, une intersyndicale, différente de celle qui a appelé au blocage (CFDT, FO, CGE-CGC n’appellent pas au soutien alors qu’elles appelaient au blocage, la CNT et la CP défendent le syndicaliste alors qu’elles n’appelaient pas à l’action), appelait à une nouvelle manifestation de soutien, jeudi à 17 h 30, devant le palais de justice de Poitiers. Plus d’un mois après le sommet de la mobilisation contre la réforme des retraites, cent cinquante à deux cent personnes ont manifesté sur la place pendant deux heures. Outre les militants Solidaires très nombreux, le rassemblement a réuni des militants venus de tout l'éventail syndical, de la CFTC à la CNT, ainsi que des membres de la Confédération paysanne, des AMAP, de RESF, des Faucheurs volontaires, et de nombreux anarchistes (FA, CNT). Deux partis politiques, Les Alternatifs et le NPA, étaient également représentés.

Après une première phase classique, où une pétition a circulé pendant que des slogans et des déclarations militantes étaient proclamées au mégaphone, les manifestants ont fait l’ascension des marches du palais de justice. Immédiatement, les plantons ont verrouillé les portes du palais, bloquant les sorties et les entrées du monument historique. Les manifestants ont profité de cet espace qui valorisait leur action pour des mises en scènes humoristiques, non-violentes et pacifiques donnant un ton joyeux et carnavalesque au rassemblement, mais néanmoins déterminé. L’occupation prolongée a provoqué l’apparition d’importants renforts de police (une vingtaine d’hommes, toutes unités confondues).

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