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France : les banques seraient « hors des clous » pour la facturation des découverts à leurs clients

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22 décembre 2010. – Les banques françaises seraient, à proprement parler, « hors des clous » en matière de facturation des découverts à leur clientèle. C'est ce que révèle Le Canard enchaîné dans sa dernière édition. Ces frais constitueraient une manne providentielle de deux milliards d'euros par an pour les établissements de crédit. Non contentes de les frapper d'un taux de 14 à 15 %, les banques prélèvent des frais divers gonflant ainsi la facture à payer pour l'infortuné client.

Pourtant, la crise financière des CDS[1] avait amené la BCE[2] à baisser le loyer de l'argent de 3,75 % à 1 % pour éviter aux établissements financiers de réduire les prêts aux entreprise et aux particuliers. Mieux, ceux-ci pouvaient emprunter au jour le jour sur les marchés financiers au taux de 0,5 % pour couvrir les découverts en banque. Or, cette baisse n'a pas été répercutés sur leur clientèle. Selon l'illustre volatile, avec un « taux moyen appliqué de 14,5 %, leur marge brute est donc de 14 %. Or la masse des découverts représente, en permanence, une dizaine de milliards. Résultats : un sympathique prélèvement pour les banquiers d'environ 1,4 milliard ».

Mais les banques n'en restent pas là. Elles facturent une kyrielle de frais divers sous formes de commissions, pénalités variant de 5 à 10 euros à chaque découvert, quel qu'en soit le montant. Et à l'hebdomadaire de citer l'exemple d'un client du Crédit agricole d'Île-de-France. Pour un banal découvert de 6 €, l'infortuné client était prélevé de 8 €. « Un peu plus tard, pour trois débits effectués le même jour et un compte dans le rouge de 26 €, le malheureux s'est vu taxé trois fois soit 24 €. » La facture s'est, en fin de compte, élevée à 510 euros que la banque lui a ponctionné « sans compter les classiques agios, au tarif amical de 14 % ». Ayant assigné sa banque en justice, il obtient gain de cause devant le tribunal d'instance d'Évry. Le juge a relevé que le taux appliqué se montait à 1 680 % dépassant largement le taux d'usure fixé à l'époque à… 19 %.

Contactée par le Canard, la Fédération bancaire française a refusé de lui répondre sur ce que « représentent, en volume, toutes ces commissions qui s'ajoutent aux intérêts. Elle n'en sait rien et conseil de s'adresse à chacun des établissements ». Ces derniers gardent un silence jaloux.

Notes

Source

  • ((fr)) – Hervé Martin« Un hold-up des banques à 2 milliard ». Le Canard Enchaîné, page 4n° 470422 décembre 2010.




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