France : Rama Yade critiquée par Nicolas Sarkozy concernant l'équipe de France de football

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Rama Yade

10 juin 2010. – Rama Yade aurait essuyé – en son absence – les critiques de Nicolas Sarkozy lors du conseil des ministres de mercredi dernier. Le chef de l'État aurait fort peu apprécié les propos de l'intéressée sur le côté bling-bling de l'équipe de France de football. C'est ce que révèlent Le Post et le quotidien Les Échos. Le président français aurait approuvé l'action de Roseline Bachelot, ministre de tutelle de Mme Yade. Or, selon Le Canard enchaîné, les deux femmes se détesteraient.

Rama Yade s'estimait choquée que l'équipe de Raymond Domenech se permette de résider dans des hôtels de grand luxe alors que leurs résultats n'ont pas été, jusqu'à présent, du niveau de ce standing. « J'attends que l'équipe de France nous éblouisse par ses résultats plutôt que par le clinquant des hôtels. Moi, je les ai appelés à la décence en temps de crise », avait-elle lancée. Roseline Bachelot avait immédiatement répliqué à sa secrétaire d'État. « Il n'est plus temps de faire de la polémique. Notre équipe a besoin de paix. La fédération française de football a fait le choix [de l'hôtel]. C'est elle qui en est responsable ; Ça ne coûte pas un sou aux contribuables », a-t-elle rétorqué. Le Canard avait ajouté, dans un encadré, que les deux femmes iront chacune en Afrique de Sud en compagnie de 7 membres de leurs cabinet – chacune –. Et d'ajouter malicieusement que Mme Bachelot résidera dans un hôtel 5 étoiles comme le Onze Tricolore.

La sortie de Rama était survenue peu de temps après celle de Marine Le Pen. Cette dernière avait confié à la presse de ne pas se reconnaître dans l'équipe de France de football allant jusqu'à interpréter le sigle de la fédération française de football (FFF) comme « fric, fric, fric. » Ces interventions ont créé un buzz sur Internet, avec des réactions qui, dans leur majorité, rejoignaient le point de vue exprimés les deux intervenantes[1].

Notes

Sources