États-Unis d'Amérique : la peine de mort par injection létale est maintenue par la Cour suprême

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Modes d'exécution aux États-Unis. En noir, les États ne pratiquant que l'injection.

19 avril 2008. – La Cour suprême des États-Unis d'Amérique a rejeté la requête de deux condamnés à mort du Kentucky et a autorisé l'utilisation de l'injection létale pour procéder aux exécutions, mettant ainsi fin à un moratoire de six mois.

La requête venait de deux condamnés à mort qui refusaient d'être exécutés par injection. La méthode traditionnellement utilisée dans une trentaine d'États consiste en effet à injecter successivement trois produits, un premier anesthésiant, un second paralysant et un dernier qui provoque un arrêt cardiaque. Or, d'après les avocats des plaignants, si la première substance n'opère pas correctement, la seconde provoque alors une « paralysie consciente terrifiante » et la troisième « une douleur brûlante insoutenable lorsqu'elle s'écoule dans les veines ».

Selon John Roberts, président de la Cour suprême, les requérants n'ont pas réussi à prouver que cette injection létale constituait un « châtiment cruel et inhabituel » proscrit par la Constitution des États-Unis d'Amérique. Ce jugement permet toutefois d'autres recours contre l'injection létale. Concernant la demande des condamnés d'être exécutés par une injection unique de surdose de barbituriques, méthode utilisée pour tuer des animaux, le juge a considéré que cette méthode « présente des problèmes propres et n'a jamais été testée dans un seul État ».

Quelques heures après l'annonce du jugement, le gouverneur de l'État de Virginie Timothy Kaine a levé le moratoire dans son État, imposé dès le 1er avril dernier. Ainsi, Kevin Green, condamné pour le meurtre d'un commerçant en 1998, pourrait être exécuté dès le 27 mai.

Dans une autre affaire, la Cour suprême examine actuellement s'il est excessif, comme l'indique une décision préalable de 1977, de condamner à mort un violeur d'enfant qui n'a pas tué sa victime. Cette décision ne fait paradoxalement pas l'unanimité même au sein des organisations de défense des victimes, dont certaines redoutent que les agresseurs n'aient plus aucun intérêt à laisser leur victime en vie après un viol.

Sources