États-Unis : sécurité renforcée dans les aéroports dans le cadre de la lutte antiterroriste

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Localisation des États-Unis
Airbus A330 similaire à celui du vol 253, qui a connu une tentative d'attentat

5 janvier 2010. – En réponse à la tentative d'attentat du jour de Noël contre un avion assurant la liaison Amsterdam-Détroit, les États-Unis ont décidé d'appliquer de nouvelles mesures de sécurité dans leurs aéroports. Celles-ci visent 14 pays.

« Tout passager en provenance de l'un des pays soutenant le terrorisme ou d'autres pays faisant l'objet d'un intérêt particulier, ou toute personne ayant transité par un de ces pays fera l'objet d'un contrôle renforcé », a fait savoir dimanche la Transportation Security Administration[1]. Fouilles corporelles, scanners et tests de détection d'explosifs sur les bagages seront utilisés dans ce cadre.

Outre Cuba, l'Iran, le Soudan et la Syrie, considérés par le département d'État américain comme des pays soutenant le terrorisme, l'Afghanistan, l'Algérie, l'Irak, le Liban et la Libye sont concernés par ces nouvelles mesures. Les passagers venant du Nigeria, du Pakistan, de l'Arabie saoudite, de la Somalie et du Yémen seront, eux aussi, soumis à des contrôles plus stricts sur le territoire américain.

Les autorités nigérianes ont vivement protesté contre leur inclusion dans cette liste : « Il n'est pas juste de soumettre 150 millions de personnes à la discrimination du fait du comportement d'une personne », a estimé la ministre de l'Information, Dora Akunyili. « Le comportement du Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab[2], ne doit pas être utilisé pour juger tout un pays », a-t-elle souligné.

L'ancien président nigérian, Olusegun Obasanjo, a également critiqué la décision des États-Unis : « Abdumutallab ne doit pas être utilisé pour juger ou criminaliser l'ensemble des Nigérians », a-t-il déclaré.

Notes

Sources