Timor oriental : investiture du président José Ramos-Horta

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Localisation du Timor oriental

21 mai 2007. – Cinq ans jour pour jour après son indépendance formelle [1], le Timor oriental a connu sa première transition entre deux présidents de la République.

Le président sortant, Xanana Gusmão, n'avait pas souhaité se représenter et avait ouvertement soutenu la candidature du Premier ministre José Ramos-Horta, élu au second tour de scrutin le 9 mai dernier, contre Francisco Gutteres dit « Lu-Olo », président du FRETILIN, formation à laquelle ont tous deux appartenu MM. Gusmão et Ramos-Horta.

Le départ de M. Gusmão de la « magistrature suprême » ne constitue toutefois pas un retrait de la vie politique, bien au contraire, puisque le président sortant a prévu de se porter candidat aux élections législatives du mois prochain et, si lui-même et les candidats se réclamant de lui sont victorieux, de constituer le prochain gouvernement.

Xanana Gusmão, président sortant

M. Gusmão a indiqué à plusieurs reprises, depuis la période d'agitation sociale qui avait secoué le pays entre avril et août 2006, qu'il se sentait impuissant dans ses fonctions de président de la République, et préfèrerait accéder à un poste doté de plus de pouvoirs.

José Ramos-Horta, quant à lui, s'appuyant à la fois sur sa large majorité (69 %) lors du scrutin du 9 mai, et sur sa réputation internationale (liée au Prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1996), semble désormais se positionner comme une autorité morale se voulant au-dessus des factions politiques. Il avait quitté le FRETILIN, dont il est l'un des fondateurs, de nombreuses années avant de revenir au Timor oriental, et a longtemps privilégié la concertation et la diplomatie dans son action.

Après l'indépendance de la jeune république, il avait exercé les fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, jusqu'à sa démission, le 25 juin 2006. Le lendemain, le Premier ministre en fonction, Marí Alkatiri, démissionnait, conduisant le président Gusmão à nommer M. Ramos-Horta comme Premier ministre par intérim puis, le 10 juillet, comme Premier ministre en titre.

Le nouveau président, José Ramos-Horta
Auteur : Elza Fiúza, pour Agência Brasil

Lors des cérémonies d'investiture, José Ramos-Horta a tenu à s'exprimer tour à tour en quatre langues : tétoum, portugais, anglais et indonésien [2]. Après avoir prêté serment devant le président du parlement, qui n'est autre que... Francisco Gutteres, son adversaire du second tour de la présidentielle, M. Ramos-Horta a mis l'accent sur la restauration de l'unité et de la stabilité du pays, en exhortant les bandes de jeunes à cesser les actions de violence sporadiques. Son appel semble n'avoir été que partiellement entendu puisque, quelques heures à peine après ce discours, de nouveaux affrontements de rue se sont produits dans la capitale, Dili, et faisant au moins un mort et plusieurs dizaines de blessés, contraignant les forces de maintien de la paix de l'ONU à se déployer pour ramener le calme.

Notes

Sources

Sources anglophones
Sources francophones


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